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scientitiquc's : qu*cllo est surtout rigoureusement expérimentale^ qu'elle nous révèle un esprit très positif, très rc^'solu à ne jamais quitter qu'à bon escient le terrain des faits, et qu'elle s'oppose de tous points à la méthode essentiellement à jortom/e de Descartes : « M. Pascal se moquait fort de la matière subtile.,. » [Lettres^ opusc.^ etc., p. 459). — Cf. dans VHist. générale "de Lavisse et Rambaud, t. V, le chap. sur les Sciences en Europe^ par M. Paul Tannery, p. 455-459).
Premières polémiques avec les jésuites (1647- 1648) : le P. Noël ; — qu'à l'égard de Pascal il paraît avoir été surtout maladroit; — son traité le Pieiîi du vide : mauvaise science et mauvais style; — la lettre de Pascal à M. Le Pailleur (fin 1047 : ironie et vigueur dialectique; — intervenlion d'Etienne Pascal : sa lottro au P. Noël (commencement 1648). — En 1()51 (juillet-août) correspondance av(»c M. de Ribeyre au sujet d'attaques dirigées contre lui par un jésuite de Montferrand. — Que si, dans toutes ces alîaires, Pascal avait raison, quant au fond, il a mis du moins à défendre ses droits, et ceux de la vérité et de la science, une âpreté singulière (Cf. avec l'affaire du frère Saint-Ange), et, qu'en dépit de ses protestations, il a montré plus d' « inquiétude pour ces fantasques points d'honneur» qu'il ne veut bien dire [Lc/lreà Le Pailleur).
l'homme, l'œuvre, l'influence 37
C. La vocation de Jacqueline encouragée par son frère. — Suppression des intendants (mars 1648);
— Etienne Pascal à Paris : il refuse à sa fille, et malgré son fils, la permission d'entrer au couvent; soumission provisoire de Jacqueline : ses relations secrètes avec Port-Royal; — en mai 1649, départ de toute la famille pour l'Auvergne (Cf. Lettres^ etc., p. 65-67). — Pascal quitte l'Auvergne (juin 1650).
— Mort d'Etienne Pascal (24 septembre 1651). — La Lettre sur la mort (17 octobre) : sentiments de résignation jansénistes qui y sont exprimés; — en rapprocher YEpitaphe d'Etienne Pascal, composée par son fils Biaise Pascal [Lettres, etc., p. 485-486), et ce mot d'une lettre de Jacqueline (31 juillet 1653) : « Etouffons donc, autant qu'il nous sera possible, tous les sentiments de la nature... »; — caractères surtout dialectiques et logiques que revêt la piété de Pascal durant cette période de sa vie, et que les observations d'ailleurs très justes de Nisard et de Havet à ce sujet (Cf. Ed. des Pensées, 1887, t. II, p. 433), s'appliquent bien plus encore à la Lettre sur la mort qu'à la Prière sur le bon usage des maladies.
III. Conclusion. — La soi-disant « conversion » de Pascal, en 1646, n'a pas été une « conversion » véritable : Pascal n'a pas eu à se « convertir », n'ayant
pas été incrédule (Cf. sur ce point les très judicieuses observations de M. Michaut, p. 37-41) : de chrétien un peu tiède, il est devenu un janséniste ardent, ('ette « conversion », quoique très explicable, n'a pas laissé néanmoins d'être un peu brusque : vraisemblance psychologique d'une prochaine réaction. — Que, dans cette « conversion », Vinielligence de Pascal semble avoir été « touchée » bien plus que son cœur; et c'est sans doute pourquoi elle n'a nui en rien à son activité intellectuelle et scientifique.