‹ Pascal, La Rochefoucauld, BossuetChapitre 27 sur 106 · P. 80 et · texte numérisé non relu

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t©2 LE ROMANTISME DES CLASSIQUES

néanttr l'homme pour mettre Dieu à sa place; mais ce n'est qu'une illusion, et en réalité cette Grâce qu'il invoque n'est que le plus haut efforl de la nature humaine. Il dit : C'est Dieu qui fait tout en moi ; — mais ce qu'il appelle Dieu est précisément ce qu'il sent en lui-même de plus exalté et de plus pur 1 . » <

Je conclus par cette seule réflexion :

S'il arrive parfois que des personnages allégoriques ou légendaires, un Jacob luttant avec l'Ange, un Achille aux prises avec le Fleuve, un Œdipe en présence du Sphinx, un Hamlet devant l'énigme de la destinée, nous émeuvent par le spectacle de leurs angoisses, combien les personnages qui ont lutté réellement et qui sont morts à la peine, nous émeuvent-ils davantage encore ! Un Pascal, éperdu d'angoisse devant l'abîme de l'infini et le problème de l'éternité, et qui, commençant par jeter ses armes et fouler aux pieds la raison, livre après cela mille assauts téméraires et éclatants ; ou bien un Lucrèce, qui sort de la lutte vainqueur mais brisé ; combien ceux-là ébranlent-ils encore plus profondément notre âme, en lui présentant l'image agrandie de ses doutes et de ses combats , dan; aine prose ou dans des vers impérissables !

1. E. ÏÏavet, fin de la Deuxième parue de l'Introduction aux Pensée**

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