Une des belles Mancini, nièces de Mazarin
2. Madame de La Fayette. Histoire d'Henriette d'Angleterre, 3* partie.
là, lui dit-il, que la parole divine doit faire un ravage salutaire, en brisant toutes les idoles, en renversant tous les autels où la créature est adorée » 1 . « ... ODieul s'écria-t-il, vous voyez en quel lieu je prêche, et vous savez, ô Dieu, ce qu'il y faut dire 1 donnez-moi des paroles sages, donnez-moi la prudence, donnez-moi la force, donnez-moi la circonspection, donnez-moi la simplicité. Sire, c'est Dieu qui doit parler dans cette chaire : qu'il le fasse donc par son Saint-Esprit, car c'est lui seul qui peut faire uc si grand ouvrage. Que l'homme n'y paraisse pas ». »
Ce noble et courageux discours ne put vaincre la passion du Roi pour La Vallière, ni l'empêcher de se remettre avec elle comme nous venons de voir, ayant obligé Madame à la reprendre ; ce qui était un peu dur, puisque Madame se voyait supplantée par sa fille d'honneur. On ne s'étonnait point alors de ces mœurs quasi orientales : le pouvoir absolu donne aux passions des facilités merveilleuses et des licences inouïes. N'avons-nous pas vu, l'autre jour, le Roi arriver de Versailles àSaint- Cloud, au lit de mort de cette princesse, avec trois de ses rivales, La Vallière, madame de Montespan, et la comtesse de Soissons? Étrange manière d'honorer et de consoler son agonie! Et cependant il y pleu-