Oraison funèbre du Dauphin, fils de Louis XIV
a écrit cette ligne : « Bossuet se chargea de réconcilier Louis XIV et madame de Montespan i . »
Une lettre attribuée par La Beaumelle à madame de Maintenon serait plus près du fait, en représentant Bossuet comme « ayant joué en toute cette affaire un personnage de dupe. . . » « Ce prélat, dit la prétendue lettre, raccommoda le Roi et madame de Montespan, au lieu qu'il les avait voulu convertir. » Elle conclut que « Monsieur de Condom avait beaucoup d'esprit, mais qu'il n'avait pas l'esprit de la Cour. »
Ce serait une bonne note pour le caractère de Bossuet. « Dire d'un homme qu'il n'a pas l'esprit de la Cour , # il n'y a sorte de vertus qu'on ne rassemble en ce seul mot * . »
Était-ce bien en effet le moyen de détacher le Roi de sa maîtresse, que d'écrire à son pénitent mal affermi les lignes suivantes? « Votre Majesté a vu les paroles avec lesquelles Dieu nous commande de lui donner notre cœur tout entier. . . Je les ai données à Madame de Montespan, et elles lui ont fait verser beaucoup do larmes... » Il nous semble que la confidence de ces larmes-là était au moins inutile, et devait plutôt ranimer la passion du Roi que l'affaiblir.
Au reste, cette prétendue lettre de madame de Main-