Voir I'Appbndicb IIL, à lu fin du volume
Je ne m'attends à aucun compliment sur les fortunes du monde, de ceux à qui Dieu a ouvert les yeux pour en découvrir la vanité. L'abbaye que le Roi m'a donnée me tire d'un embarras et d'un soin qui ne peut pas compatir * longtemps avec les pensées que je suis obligé d'avoir. N'ayez pas peur que j'augmente mondainement ma dépense : la table ne convient ni à mon état ni à mon humeur ; mes parents ne profiteront point du bien de l'Église. Je payerai mes dettes le plus tôt que je pourrai. Elles sont, pour la plupart, contractées pour des dépenses nécessaires même dans Tordre ecclésiastique : ce sont des bulles, des ornements et autres choses de cette nature.
» Pour ce qui est des bénéfices, assurément ils sont destinés pour ceux qui servent l'Église. Quand je n aurai que ce qu'il faut pour soutenir mon état, je ne sais si je dois en avoir du scrupule. Je ne veux pas aller au delà, et Dieu sait que je ne songe point à m'élever. Quand j'aurai achevé mon service ici *, je suis prêt à me retirer sans peine, et à travailler aussi 9 ..., si Dieu m'y appelle.
» Quant à ce nécessaire pour soutenir son état, il est malaisé de le déterminer ici fort précisément,