‹ Pascal physicien et philosophe: Défense de PascalChapitre 11 sur 51 · Faugère, Pensées, etc., t. I, p · texte numérisé non relu

Faugère, Pensées, etc., t. I, p

chose d'imparfait, il faut qu'il trouve un second pour être heureux. Il le cherche bien souvent dans l'égalité de condition, à cause que la liberté et que l'occasion de se manifester s'y rencontrent plus aisément. Néanmoins l'on va quelquefois bien au-dessus et l'on sent le feu s'agrandir quoiqu'on n'ose pas le dire à celle qui Ta causé I Quand on aime une dame sans égalité de condition, l'ambition peut accompagner le commencement de l'amour; mais en peu de temps il devient le maître. C'est un tyran qui ne souffre point de compagnon ; il veut être seul ; il faut que toutes les passions ployent et lui obéissent. Une haute amitié remplit bien mieux qu'une commune et égale le cœur de l'homme, et les petites choses flottent dans sa capacité ; il n'y a que les grandes qui s'y arrêtent et qui y demeurent *. »

Cependant, jusqu'où raisonnablement peuvent et doivent être poussées ces conjectures? Pascal, à un moment quelconque, alors surtout qu'il songeait à acheter une charge et à se marier, Pascal, malgré la distance des rangs (descendant d'un trésorier de France qu'avait anobli Louis XI, associé par ses entours au meilleur monde, et déjà célèbre lui-même parmi les savants *, il n'était pourtant

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