‹ Pascal physicien et philosophe: Défense de PascalChapitre 23 sur 51 · d., ibid., p · texte numérisé non relu

d., ibid., p

cette religion même, quand il croirait ainsi, cela ne loi servirait de rien, et qu'ainsi il aime autant ne point chercher. Et à cela lui répondre : la machine. » — « Lettre qui marque l'utilité des preuves par la machine. » — « Ordre. Après la lettre qu'on doit chercher Dieu, faire la lettre d'ôter les obstacles, qui est le Discours de la machine, de préparer la machine, de chercher par raison *. » — Interprétée comme elle Test, il y a donc lieu de s'étonner qu'un commentateur aussi sagace que Victor Cousin ait déclaré incompréhensible cette expression de machine. « Que signifie cette expression : la machine? écrit-il dans $on Rapport sur la nécessité d'une nouvelle édition des Pensées de Pascal, Il nous est im* possible de le deviner *. »

C'est qu'en effet, il le faut bien, quoique à regret, constater. C'était avec des yeux prévenus que Cousin avait lu Pascal, et sa critique des Pensées était devenue, pour lui, toute une thèse. Émule en politique de Hobbes, en morale de Montaigne, en métaphysique de Huet, Fauteur du Traité posthume de la Faiblesse de V esprit humain^ Pascal serait essentiellement, à entendre l'éloquent professeur, un ennemi de la philosophie et un Pyrrhonien. < Son Apologie du christianisme (s'il eût pu la mener à terme) eût été un monument tout particulier qui

Page 1