Faugère, Pensées, etc., t. Il, p
sentiment n*agit pas ainsi; il agit en un instant et toujours est prêt à agir ^ » « C'est le cœur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c'est que la foi : Dieu sensible au cœur, non à la raison '. » Car « qu'il j^'a loin de la connaissance de Dieu à l'aimer! » Conséquemment aussi, « la vraie religion doit avoir pour marque d'obliger à aimer son Dieu. Cela est bien juste ^ ». Et cet amour, dont le cœur est le foyer, embrassant tout ensemble et Dieu et les hommes, devient ce qui relève de ses faiblesses ou corruptions la nature humaine et constitue son excellence ; il s'appelle : la charité !
a La distance infinie des corps aux esprits, écrivait Pascal, figure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité ; car elle est surnaturelle *. » A propos de quoi, platement et sottement, Voltaire remarquait « qu'il était à croire que M. Pascal n'aurait pas employé ce galimatias dans son ouvrage s'il avait eu le temps de le revoir ^ ». Cette seule observation est plus que suffisante pour établir que ni Voltaire ni ceux qui suivent les errements de Voltaire, ne sont en état de rien entendre à la philosophie de Pascal, philosophie de la pensée mais surtout philosophie de l'amour qui