W., iàid., p. 338 et suiv
iOO DÉFENSE DE PASCAL
une espèce de revanche et à sa verve habituelle, laquelle lui fait, trop souvent, surtout lorsqu'il s'agit de science et de philosophie, mal discerner le vrai du faux; de Maistre n'avait point craint d'affirmer que la conduite de Pascal, dans Taffaire de Texpérience du Puy-de-Dôme, ne fut nullement droite et ne saurait être excusée ^ « Dans Taffaire de la pesanteur de Tair, observait de son côté Victor Cousin, il y eut entre Pascal et Descartes un démêlé encore mal éclairei, où Pascal, qui adorait la gloire, eut au moins le tort d'oublier un peu trop le nom de Deseartes parmi ceux qui avaient pu le mettre sur la voie de ses célèbres expériences '. »
C'est précisément ce démêlé que nous avons pris à tâche et que, sauf illusion, nous sommes venu à bout d'éclaircir, démêlé dont Cousin lui-même n'a peut-être pas mesuré toute la portée métaphysique, physique et historique à la fois. Car, à un certain moment, la question du vide divisa le monde des savants, et aux plénistes, plenistas, s'opposèrent les vacuistes, vacuistœ, à peu près comme, dans un autre ordre de connaissances, aux circulateurs s'étaient opposés les anti-circulateurs. Qu'on lise, si l'on veut s'en instruire, la très intéressante dissertation qu'en 1676 publiait Robert Boyle, et dons laquelle il discute les solutions que donnait Hobbes