‹ Pascal physicien et philosophe: Défense de PascalChapitre 5 sur 51 · T. IV, p · texte numérisé non relu

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et une idole qu'il ne faut point aimer, ni adorer; et encore moins faut-il aimer ou adorer son contraire, qui est le mensonge *. » La haine vigoureuse du mensonge et de tout ce qui se rapproche du mensonge, mais aussi, parmi les entraînements et enivrements de la lutte, la vérité hors la charité, voilà, au fond et en grande partie, les Provinciales. Est-il besoin enfin de rappeler que si une réfutation tragi-comique de la morale facile y domine d'une façon retentissante, c'était, avant tout, avec la discussion du problème de la grâce, Fexamen des prétentions jansénistes , qui avait motivé les Petites Lettres et devait en faire l'objet?

Mais c'est assez et trop longtemps nous être arrêté aux Provinciales, alors que de prime abord nous avions déclaré ne point vouloir envisager chez Pascal le polémiste sectaire, mais uniquement le physicien et le philosophe.

Cependant il règne, en général, entre la vie de Pascal et ses doctrines, un tel accord qu'on ne saurait entendre ce qu'est sa philosophie, si l'on ne commence par se faire une juste idée de ce que fut son existence. Quelques dates la résument tout entière.

Né en 1623, c'est, à l'âge de vingt-trois anS; en 1640, qu'à la suite d'une chute dangereuse de son

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