Faugère, Lettres, etc., p. 452 et suiv
2. Dans tous les papiers relatifs à Pascal, un seul passage se rencontre où soit mentionné l'accident du pont de Neuilly. Faugère, Lettres, opuscules et mémoires, p. 470. Extraits d'un manuscrit anonyme concernant la vie de Pa^ca/ (Bibliothèque des P. P. de l'Oratoire de Clermont). « M. Arnoul de Saint- Victor, curé de Chamboursy, dit qu'il a appris de M. le Prieur de Barillon, ami de Mme Perier, que M. Pascal, quelques années avant sa mort, étant allé, selon sa coutume, un jour de fête, à la promenade au pont de Neuilly, avec quelques-uns de ses amis dans un carrosse à quatre ou six chevaux, les deux chevaux de volée prirent le frein aux dents à i'endroit du pont où il n'y avait pas de garde-fou, et s'étant précipités dans l'eau, les lesses qui les attachaient au train de derrière se rompirent, en sorte que le carrosse demeura sur le bord du précipice, ce qui fit prendre à M. Pascal la résolution de rompre ses promenades et de vivre dans une entière solitude. » Il est permis de trouver assez mince la valeur d'un témoignage aussi indirect.
beaucoup plus raisonnable de supposer que Pascal se trouvait, ce jour-là, en compagnie, ou du moins dans le carrosse de son ami, le duc de Roannez, gouverneur du Poitou I
Mlle Perier elle-même déclarait « ne pas savoir bien à quel âge * » Artus de Roannez, fils de Henry Gouffier, marquis de Boisy, qu*il perdit à Tâge de huit ou neuf ans, et petit-fils du duc de Roannez, dont la mort le laissa à treize ans son maître, entra en relation avec Pascal, qui était son voisin. « M. son grand-père, ajoute Mlle Perier, M. son grand-père qui ne connaissait guère la religion et qui était un homme très emporté et peu capable de donner une éducation chrétienne à un enfant, lai donna un gouverneur qui n*en était pas plus capable que lui; il alla même jusque là que d'ordonner à son gouverneur de lui donner l'air de la cour, et de lui apprendre à jurer, croyant qu'il fallait qu'un jeune seigneur prît ces manières-là
Madame sa mère, qui était une bonne femme toute simple, ne pouvait, ne savait pas même en prendre soin. Cependant il ne laissa pas de commencer assez jeune à avoir des sentiments de religion. Il avait ttn très bon esprit, mais point d'étude *. »
1. Paugëre, Pensées y fragments et lettres de Pascal, t. I, p. 381 et suiv., Appendice, Extrait de la notice de Marguerite écrier sur M, et Mlle de Rouannez,