‹ Pascal, physicien et philosophe (volume 2)Chapitre 5 sur 89 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

doit reconnaître : Pascal, en rédigeant les Provinciales^ ne porta guère ses regards au-delà des

murs de la Sorbonne ou des régions du Faubourg Saint -Jacques. Mais encore un coup, soyons précis. Pascal qui confesse avoir fait lire par de ses amis les autres livres qu'il cite, avaitil vraiment lu lui-même deux fois les quarante volumes, et la plupart in-folio, que comprend l'œuvre d'Escobar? Et alors même qu'il aurait lu deux fois VExamen pratique pour les confesseurs et les pénitents^ en espagnol, et qui a eu cinquante-cinq éditions, ou mieux peut-être le Liber theologiœ moralis viginti quatuor Societatis Jesu Doctoribus reseratuSy qui a eu trente-sept éditions en Espagne, quatre ou cinq à Lyon, une en Allemagne, une à Venise, avait-il vraiment lu deux fois les sept volumes in-folio dont se compose la seule Théologie morale d'Escobar *? Qui voudrait le garantir ? Mais, au demeurant, qu'importe? A rencontre d'opinions toutes faites, de déclamations banales et de vulgaires pré-

1. Cf. Pascal et les Jésuites, par Guill. Lebrocquy, Bruxelles, 1870, in-8, p. 87 et suiv., et Fabbé Maynard, les Provinciales de Pascal, texte avec les variantes de l'auteur; réfutation. Paris, 1851. 2 vol. in-8.

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