Œuvres de Méré, t. Il, p
il en arrive à ces grands hommes, ils m'appellent volontiers pour les accorder si je suis présent, m'exposent le fait dont il est question, et me disent leurs raisons de part et d'autre. Je les écoute, je leur rends justice, et les juge souverainement ^ » Au demeurant, le Chevalier de Méré le prenait incontestablement de très haut et de trop haut, quand il osait bien écrire au duc de M azarin « que son nom s'étendait plus loin que celui de son pays, et que, s'il sortait de France, il serait reçu avec des sentiments de joie en toutes les Cours de l'Europe '. » C'était s'exagérer presque jusqu'au ridicule le sentiment de son importance. Toutefois, avec ses qualités et ses défauts, sa préciosité et sa littérature, ses relations dans le grand monde et son commerce avec les esprits les plus délicats de son temps, Méré aurait sans doute encore quelque droit à n'être pas complètement oublié , alors même que son nom ne se rattacherait point d'une manière, du reste inattendue, à l'histoire même du génie de Pascal. Car on est fort tenté ici de le redire :
Quelqu'un aurait-il jamais cru Qu'un lion d*un rat eût affaire >?