‹ Pascal, physicien et philosophe (volume 2)Chapitre 8 sur 89 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

chevalerie, ou plutôt, par son exacte discipline, comparable à un régiment, l'obéissance absolue que la Société de Jésus exigeait de chacun de ses membres, son prosélytisme ardent, et, au milieu de son immense diffusion, sa co* hésion inébranlable, en un mot sa constitution et son action ne pouvaient manquer de la rendre promptement incommode ou même formidable non seulement aux souverains, mais encore aux particuliers *. « Vous ployez sous les plus puissants que vous, disait Pascal aux Jésuites, et vous opprimez de tout votre petit crédit ceux qui ont moins d'intrigue que vous dans le monde *. » Et bien des années après : « J'ai peur des Jésuites, écrivait de son côté

rire, mais cela n'est pas moins vrai. C'était un véritable ordre de chevalerie. Et quels étaient les ennemis qu'ils avaient à combattre? le diable ou l'incrédulité, le vice et l'ignorance, etc. »

1. Cf. Comte de Saint-Priest, Histoire de la chute des Jésuites au XVIII* siècle, Paris, 1846, in-12; — Comte de Mootlosier, Mémoire à con^w/^er, etc. 5" édit., Paris, 1826,in-8;— Tabaraud, Essai historique et critique sur l'état des Jésuites en France ^ Paris, 1828, in-8. Voyez d'autre part : Crétineau-Joly, Histoire religieuse^ politique et littéraire de la Compagnie de Jésus, Paris, 1844-1846, 6 vol. in-8; — le P. de Ravignan, De l'eooistence et de l'Institut des Jésuites, 7" édit. Paris, 1855, in-12.

2. Les Pensées de Biaise Pascal, texte revu sur le manuscrit autographe avec une préface et des notes, par Auguste Molinier, Paris, 1877-79, 2 v. in-12, t. II, p. 105.

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