Histoire de Port-Royal^ t. Il, p
un souvenir des montagnes de son pays ?» Il rappelle aussi qu'à Yaumurier, Pascal prit part à la traduction du Nouveau-Testament, qui, sous le nom de Nouveau- Testament de Mons^ obtint non seulement chez les personnes de piété, mais dans le monde et auprès des dames un prodigieux succès ^
Malheureusement, M. Bénard s'est ici singulièrement fourvoyé. D'une part, il allègue une raison purement poétique, qui n'est point une explication ; d'autre part, il oublie que si MM. de Port- Royal entreprirent en commun la traduction du Nouveau-Testament dès le temps des conférences de Vaumurier (1657), ce ne fut qu'en 1667, cinq ans environ après la mort de Pascal, qu'ils la firent paraître. Imprimée à Amsterdam chez les Elzévir (le chancelier Séguier avait refusé le permis d'imprimer en France), cette édition fut mise sous le nom de Gaspard Migeot, libraire de Mons, qui se chargea du débit '. Surtout, il est fâcheux que M. Bénard se soit appliqué à résoudre une difficulté qui, en réalité, n'existe pas.
C'est qu'en effet, en se faisant appeler M. de Mons, c'était un nom de famille qu'empruntait Pascal, et non point un pseudonyme auquel il avait recours. « M. Pascal, mon grand-père, écrivait