Faugère, Lettres, opuscules et mémoires, etc., p
personnes qui en sont, ce qui le devrait porter selon son humeur bouillante à de grands excès, il use néanmoins en cela d'une modération qui me fait tout à fait bien espérer. Il est tout rendu à la conduite de M. S..., et j'espère que ce sera dans une soumission d'enfant, s'il veut de son côté le recevoir, car il ne le lui a pas encore accordé ; j'espère néanmoins qu'à la fin il ne nous refusera pas. Quoiqu'il se trouve plus mal qu'il n'ait fait depuis longtemps, cela ne l'éloigné nullement de son entreprise, ce qui montre que ses raisons d'autrefois n'étaient que des prétextes. Je remarque en lui une humilité et une soumission, même envers moi, qui me surprend. Enfin, je n'ai plus rien à vous dire, sinon qu'il parait clairement que ce n'est plus son esprit naturel qui agit en lui... Adieu, que tout cela soit dans le secret, je vous en prie, même à son égard ^ »
Comment donc s'était opérée cette espèce de miracle? Sœur Euphémie l'énonce en termes très clairs : par la miséricorde de Dieu, mais aussi par l'action du temps, du désenchantement, de la réflexion. Ajoutons-le : Marguerite Perler, dans son Mémoire sur la vie de Pascal, parle de circonstances qu'il convient de ne pas omettre et qui sembleraient, à l'entendre, avoir été déterminantes. « Enfin, écritelle, Dieu permit qu'un jour de la Conception de la