‹ Pascal, physicien et philosopheChapitre 24 sur 49 · Faugère, Pensées, etc., t. II, p. HO · texte numérisé non relu

Faugère, Pensées, etc., t. II, p. HO

que vous y gagnerez en cette vie. » Et encore : « Nul n'est heureux comme un vrai chrétien, ni raisonnable, ni vertueux, ni aimable ^. » A la lettre, Pascal devance et autorise Montesquieu s'écriant : «Chose admirable! la religion chrétienne qui ne semble avoir d'objet que la félicité de l'autre vie, fait encore notre bonheur dans celle-ci M »

Il paraît beaucoup plus difficile de décharger de l'accusation de scepticisme l'auteur des Pensées. Effectivement, si Pascal trouve que « les divisions de Charron attristent et ennuyent ^ », s'il se plaint « de la confusion de Montaigne * », n'est-il pas, comme Charron, un disciple de Montaigne, ou même, ainsi que Charron, a-t-il fait très souvent autre chose que s'approprier, pour les reproduire à sa mode, de nombreux passages et des passages entiers de Montaigne? Nodier n'a pas été le seul à le remarquer^; car cela crève les yeux. Joubert l'observait de son côté : « La plupart des pensées de Pascal sur les lois, les usages, les coutumes ne sont que des pensées de Montaigne qu'il a refaites^. »

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