Demonstratio Evangelica, in-fo, Paris
1 homme est « sujet merveilleusement vain, divers et ondoyant sur lequel il est malaisé de fonder jugement constant et uniforme ^ ». Dogmatiste en religion, Montaigne n'afTecte d'ailleurs aucunement des prétentions d'apôtre ni même, en dépit de VAjjologie de Raimond Sebond - , des intentions d'apologiste. Sans prêcher ni même recommander autrement le christianisme et ses pratiques, [car ce sont des trompe-l'œil que les livres intitulés le Christianisme de Montaigne ^ , le Christianisme de Bacon,, le Christianisme de Leibniz,^ Montaigne est, comme le sera Huet, sceptique en philosophie.
En est-il ainsi de Pascal?
Accuser Pascal d'être sceptique en religion serait, suivant Cousin lui-même, « une absurdité un peu trop forte * ». Mais Pascal n'est-il point, à l'exemple de Montaigne ou comme l'était Huet, sceptique en philosophie? On le sait : ce que Pascal, sans soupçonner pourtant aucunement les origines demi-juives de Montaigne ^, ce que Pascal