‹ Pascal, physicien et philosopheChapitre 49 sur 49 · lôicL, p. 214 et suiv · texte numérisé non relu

lôicL, p. 214 et suiv

i~6 DÉFENSE DE PASCAL

C'est Pascal qui a sollicité et obtenu de l'obligeance de Perier l'exécution de cette expérience.

C'est Pascal qui, du fait de la pesanteur de l'air et de l'influence de cette pesanteur complètement vérifiée, a su dégager l^es lois qui les régissent.

C'est Pascal, enfin, qui de ces lois a déduit nombre d'utiles et ingénieuses applications.

Mais Pascal a eu le tort de ne reconnaître, à aucun moment, ce qu'en tout cela il devait à Descartes, alors qu'il lui devait autant sinon plus encore qu'à Torricelli.

C'est Descartes, en effet, qui, douze ans au moins avant Torricelli, a très explicitement affirmé la pesanteur de Tair et son influence sur l'ascension des liquides.

C'est Descartes qui, plus que tout autre, a incité et décidé Pascal à faire une expérience qu'à l'avance il déclarait certaine, « sans quoi Pascal n aurait eu garde d'y penser, à cause qu'il était d'opinion contraire ^ )>.

Ces conclusions n'ont pas seulement pour résultat de restituer dans l'histoire des sciences, sur un point qui n'est pas sans importance, l'exacte vérité, mais aussi, dût la gloire scientifique de Pascal en être amoindrie, de rétablir la science française dans ses droits primordiaux. Peut-être, en efî*et,

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