‹ Pascal, physicien et philosopheChapitre 48 sur 49 · Œuvres complèles, t. V, p · texte numérisé non relu

Œuvres complèles, t. V, p

croit démêler « qu'on l'accuse de s'être dit l'auteur d'une expérience qui n'était pas de son invention »? Sur-le-champ il prend la plume, et son père et lui exigent impérieusement du pacifique Perier qu'il rende publique, en l'imprimant, une lettre de réclamation par lui adressée à M. de Ribeyre, auquel étaient dédiées ces thèses soutenues en sa présence *. Vainement celui-ci, homme grave et modéré, exprime-t-il à Pascal le regret qu'il se soit mépris sur les intentions des soutenants, et qu'en tout cas il ait fait un tel éclat pour un incident qui de soi en comportait si peu '. Tout en témoignant de son respect pour la personne de M. de Ribeyre, Pascal maintient énergiquement sa protestation. Aussi Mme Perier avait-elle beau écrire « que son frère n'avait jamais eu de passion pour la réputation ». Il en faut venir à 1655, c'est-à-dire à l'époque de sa seconde conversion, pour rencontrer chez Pascal un détachement qu'il peut sembler porter même à l'excès, et le voir « n'espérant rien des hommes, n'en craignant rien », estimer la gloire un fantôme et s'abîmer dans son néant.

En somme donc, que conclure? M. Nourrisson croit devoir maintenir ses premières conclusions.

Tl ne s'agit pas de contester sous tous rapports à Pascal le mérite de l'expérience du Puy-de-Dôme.

Page 1