‹ Pascal, physicien et philosopheChapitre 6 sur 49 · Faugère, Pensées, etc., t. I, p · texte numérisé non relu

Faugère, Pensées, etc., t. I, p

père, de graves réflexions sur la destinée humaine autant que les relations qu'inopinément il noue avec quelques Port -Royalistes zélés , tournent l'ardent esprit de Pascal, tout occupé jusque-là des spéculations de la science, vers les idées encore plus hautes de la pure spiritualité. Dès lors, en dépit d'apparentes tiédeurs et qui ne doivent que peu durer, le christianisme, tel que le Jansénisme l'avait fait, s'empare de lui tout entier.

Efl*ectivement, si, après avoir, vers la fin de 1647, quitté Rouen pour Paris, et sa santé exigeant qu'il se relâche de trop astreignantes études, Pascal s'engage dans le train ordinaire du monde et semble disposé à en suivre les voies battues, la mort de son père, arrivée en 1651 *, quoiqu'elle lui assure plus de liberté et le mette, sous le rapport de la fortune, plus au large, lui imprime comme une secousse qui le réveille d'une sorte d'assoupissement. <( Si j'avais perdu mon père il y a six ans, écrit-il en octobre 1651 à M. Perier, je me serais perdu ^. » C'est à peu près se reporter à l'année 1646, époque de ce qu'on a nommé sa première conversion.

Sa seconde conversion, qui ne se fit guère attendre,

1. Après y être resté dix ans. Etienne Pascal avait quitté Rouen en 1648, lorsque le Parlement de Paris réclama la révocation générale de tous les intendants.

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