Baillcl, La Vie de M. Ucscartes, 2" parlic, p. 3S
faite par le sieur F. Perier, en une des plus hautes montagnes d' Auvergne^ appelée vulgaii'ement le Pwj de Dante ^ Croit-on que, dans ce récit, Pascal rende à Descartes un hommage quelconque? Descartes n'y est pas même mentionné. Pascal ne juge pas davantage à propos de lui adresser un exemplaire de son récit. En vain, par l'intermédiaire de leur ami commun, Carcavi, Descartes fait-il parvenir à Pascal l'expression d'un légitime regret. Chez Pascal, môme mutisme. Il y a plus. Déjà, en 1647, dans une lettre à Le Pailleur, tandis qu'il prononçait avec respect le nom « du grand TorricelH », Pascal n'avait cité Descartes que pour rappeler que c'était précisément à la matière subtile de ce philosophe, c'est-à-dire, suivant lui, à une chimère, qu'un de ses contradicteurs, le P. Noël avait recours ^ Descartes mort n'obtint pas de lui plus de justice. Lisez en efîet la lettre que Pascal écrivit le 12 juillet 1651 à M. de Ribeyre, premier président de la Cour des Aides de Clermont-Ferrand, au sujet de ce qui fut dit dans le prologue des thèses de philosophie soutenues en sa présence dans le collège des Jésuites de Montferrand, le 25 juin 1651, lettre que Pascal et son père donnèrent ordre à M. Perier de publier. Pascal avait cru constater dans le prologue de ces thèses dédiées à M. de Ribeyre, qu'on l'accusait <( de s'être voulu dire l'auteur d'une