‹ Pasquier: ou, Dialogue des advocats du Parlement de ParisChapitre 18 sur 92 · Quœst · texte numérisé non relu

Quœst

2. Sous l'an 1388 et les suiv., p. 87, 121, 124, 129, 168, etc. Voyez aastfi au commencement des annotations de M. Théodore Godefroy sur cette Histoire, p. 671, 572, 573, rCstrait du Discourt de l'office de chancelier de France, fait par le mesme lean luveoel des Ursins, lors evesque de Laon, où il descrit plus au long ce qui concerne ce luvenel, son père, lequel il appelle partout! a?eft al.

DU PARLEMENT DE PARIS. Àl

de SoIlevîHe, qni de conseiller en parlement ayoît esté fait prevoBt de Paris, lequel requit luy-mesme estre déchargé de la {irevosté des marchands, disant qu'il ne pouvdt gouverner seul toute la iustice de Paris. Et c*est ce messire lean luvenel qui pendant sa prevosté des marchands fist en un iour ce que les officiers de maintenant ne f<Nt)ient pas en un an. Car voyant que la navîgatkm de là rivière de Marne venant à Paris estoit empeschée par les moulins et gords que les seigneurs y avoîent fait bastir pendant les guerres ou autrement, et qm la longueur que l'on y pourroit pratiquer par prooeE empescheroit qu'il n'y fust promptement pourvou » ohtint lettres du roy pour les faire abattre , à la charge de récompenser les propriétaires de dix deniers pour un de revenu qu'ils en avoient : ce qu'il exécuta si dextre* ment que, sans appeler ny advertir autres que tnrfs cens compagnons qu'il mit tout soudain en besongne, il les fit démolir en un seul Iour. C'est aussi luy qui fut esleu advocat du roy au parlement en l'an 1400 * et qni en cette qualité proposa en la présence des princes du sang, de plusieurs prélats, et foison de peuple, qu'il estdt moins mal que la reine Ysabeau de Bavière pre** ^dast au conseil , et prist le gouvernement des affaires du royaume pendant la maladie et indisposition du roy, et minorité de monneur le dauphin , division et discord des princes du sang, ainsi qu'il fut lors arresté; et qui

I. Mirauiuopt escrii cju'il fut advocat du roy en Pan 1400, et parlaat il se scroit trompé eo bi date, qqi est pareille dans l'Hiv toire de Charles YI à cclle-ry. Il dit qu'es registre^ de la cour il est nommé comme icy M. 1, luvenel, et par tiouchct, en ses Annales, mcssirc Icau luvenrel.

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se monstra roide et vertueux pour soustenir rautlHMrité du roy, de pouvoir assembler les ecclésiastiques de son royaume touchant le faict de i*eglise , et d'y présider en attendant un concile gênerai ; reprimer et rembarrer ce qui avoit esté dict au contraire par M. Guillaume Fillastre doyen de Rheims; et encoressur la substraction de Tobeïssance à Pierre de la Lune soy disant Benolst XIII, pape, en se remettant aux anciennes iibertez, franchi* ses, et pouvoir des ordinaires, suivant et adhérant S l'Université de Paris *■ ; et encores contre le duc de Lorraine pour le sousteuement de Thommage de Neufisbatel, et de deux cens villages qui en dépendent Mais sor tout il fit monstre de sa vertu, prudence, éloquence» courage, et dextérité de son esprit, lors qu'ayant ouy \ ce luy sembloit, par trois nuicts une voix qui lui di* soit ces paroles du psaume CXXYI , Surgiie postqtuun sederiti», qui manducatis panem doloris, qoi i'admonestoient de pourvoir à soy , et aux séditions des Gabochiens et bouchers qui regnoient, ou plutost tyrannisoient en la viUe de Paris les princes, monsieur le dauphin, le roy et la reyne, et, s'il faut ainsi dire, toute la France , estans appuyés et supportés du duc de Bourgongne , il eust la hardiesse et le crédit d'y faire recevoir malgré eux les articles de la pabc d'Auxerre; deslivrer les ducs de Bavière et de Bar détenus prison-

1. Pasqnier, liv. iv, chap. 27 de ses Recherches, Hit qa*i1 commença le discours qu'il fil alors devant les prélats de France, assemblez pour la déposition de Benoist XIII, par ces mots du psal. 30, viriliier agite, confortetur cor vestrum, omnes qui speraiis in Domino»

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