AU DIALOGUÉ DBS ADVOCATS DE LOISEL
Loîsel u*a comiffis dans son Dialogtic que les avocats qui étaient morts avant l'époque où il écrivait. Il en donne une excellente raison (pages 8 et 9 de cette édition). De fait il s'arrête à la fin du xw siècle; et c*est seulement comme ébauche de ce qui devait suivre qu'il avait recueilli la iiste des avocats portés au tableau de 1590, liste qui se trouve insérée aux pages 176 et soiv. de ses Optucules sous ce titre : Natnina Advoeatorum in Curia Partementijuratorum.
Novembre 1599.
« Cette liste ou matricule des advocats, dit Claude Joly, a esté trouvée parmi les papiers de M. Ant UisAf dans laquelle on n'a rien voulu changer, quoique les advocats n'y soient pas peut-être nommés dans l'ordre de leur réception, et qu'aussi il y en puisse avoir quelques-uns de répétés qui s'y trouvent sous de mômes noms et surnoms. »
Plusieurs de ces noms sont accompagnés de notes , d'extraits et de pièces entières qui montrent que ce sont des matériaux informes que Loisel avoit rassemblés en vue peut-être d'une contiouatioh de son Hiitoire des Avocats. Le tout occupe environ 200 pages ia.40, c'est-à-dire deux fois plus que le DiaUngue^ et cette conipilation est aussi fastidieuse que le Dialogue est intéressant
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Cette liste est en effet fort nombreuse ; elle contient les noms les plus obscurs et demeurés les plus ignorés, à côlé de quelques noms restés célèbres. Si i*on voulait donner sur le même plan la nomenclature de tous les avocats portés aux divers tableaux dressés depuis Tan 1599 jusqu'à présent, on conçoit qu'il serait difficile d'accumuler, sans milité, plusieurs milliers de noms dont la plupart sont justement voués à l'oubli.
Mais il en serait autrement si Ton reproduisait simplement par extraits des divers tableaux la suite des avocats qui ont marqué leur passage au barreau par leurs plaidoyers, leurs consultations, leurs ouvrages, ou par les singularités historiques qui les rattadient à la profession.
Une telle liste, même sans y mettre trop de sévérité*, demeurerait assez restreinte. J'ai cru qu'il ne serait pas sans intérêt pour nos contemporains de leur offrir ainsi la succession des avocats qui les ont précédés , et dont les travaux ont concouru à illustrer un Corps dont, après plusieurs siècles de durée et d'éclatants services, on a pu dire avec vérité que c'était « un Ordre aussi ancien que la magistrature, aussi nécessaire que la justice, aussi noble que la vertu. »
J'y joindrai la suite des bâtonniers depuis l'époque où il a été possible de retrouver leurs noms jusqu'à nos jours.
1. Pour me donner plus de biiiude, j'ai fait pour ainsi dire nn second choix en distinguant par un astérisque (*) les avocau les plus renommée.
EXTRAIT nu tabmjJeamj nm ésbb.
* Louis Servin.
Devenu avocat du roi. — « Célèbre par sa résistance à quelques ëdiu de Louis XIII : « Sire, pardonnes à cette liberté française, qui nous fait ainsi parler.... »
* Simon Marion.
Niverniste. Avocat d'abord, puis avocat du roi. Pasquier dans ses Recherches, liv. iv, à la fin du ch. 17, dit qu*il était un t personnage de grand esprit. »
* Eêtiemie Pasquier.
Voyes son Éloge, ci-après, p. 212.
Nicolas Duhamel.
11 porta la parole pour les avocats en 1602. Voyes Opusc. de Loîsel, p. 445, dans les pièces qui précèdent le Dialogue,
Jacques Ghoart.
n a vécu 84 ans et en a passé 60 au Barreaa. Les 30 dernières années de sa vie, il ne dormait qu'une heure delà nuit, emploient le reste du temps à lire on à se faire lire quelque bon li • vr«. Opuscules, p. 581.
Christophe Dagier.
Jean Bodin dit de lui qu'il était « savant en droit et en his toire. » 11 fut le beau-père de Jérôme Bignon.
* Antoine LoiSEL.
C'est l'aotenr du Dialogue des ^avocats, Voyes la notice sur sa vie, ci-après.
Rmé Ghoppin.
Auteur du traité de Domanio^ et d'antrea doctes ouvrages.