Dans la noie F j'en donne une analyse plus dcvelo|>pée
2. Voyc» nolammenl l'Histoire goncrale des Jésniies tic P. VVdlf { Allgemkine Geschichtc der Jesuittn), t. I, liv. iv, n. 150. Zurich, 1789-1792, 4 vol. in-S".
ÉLO(rE O'KTIENNK i»ASQUÎKR. 2î>9
défend«)'nt les plus chères maximes de l'Ëtal ; et Pasquier, dans sa péroraison, ne fit que lui rendre justice, en disant aux magistrats avec autant de force que de dignité : « La cause qui se traite maintenant, Messieurs, ne regardé point tant le corps de rUhiversité que l'in- » térôt de vous et de vos enfants, bref, de toute la pos- II térité. Et si tontes ces remontrances ne vous émeuvent, » nous appelons pour conclusion de notre plaidoyer Dieu » à témoin , et protestons à la face du monde que nous • n'avoufis failH à notre devoir, afin que, si nos craintes » se réalisent, au moins la postérité connoisse que ce » siècle n'a été dépourvu d'hommes qui de longue main » ont prévu ia tempeste future ! Espérons donc que » nos petîls-neveux se souviendront que TCniversité de » Paris , la première en France et de l'Univers , ne ftit « jamais lasse et ne se lassera jamais de combattre.tonte » sorte de sectes et de novalités , premièrement pour » l'honneur de Dieu et de son Église, puis pour la ma- » jesté de nostre Prince , et finalement pour le repos et » la tranquillité de l'État. »
Pasqnier mit le sceau à la gloire qu'il venait de s'acqnérir par un désintéressement dont le Barreau , dans tons lés temps, offrit de notables- exemples. Il refusa les bctooraires ^ que lui envoyait l'Université reconnaissante, disant : a Qu'il étoit son nourrisson, et que tout le temps » de sa vie serok à son service. »
Par cette plaidoirie, la réputation de Pasquier se trouva si bien établie au Palais qu'il continua d'y res^
1. « Une bourse de velours, contenant plusieurs cscus. » Lettres, p. 680.