‹ Pasquier: ou, Dialogue des advocats du Parlement de ParisChapitre 70 sur 92 · AU 17W · texte numérisé non relu

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ÉLOGE D*ÉT1ENISE PASQUiER. 231

compagna, en 1579, la commission du Parlement qui alla tenir les Grands -Jours de Poitiers. Il y resta même assez long-temps.

Mais en 1585 , étant âgé de cinquante-six ans, il se résolut à entrer dans les fonctions publiques, déterminé par Henri III, qui lefjrati/la* d'une charge d' Avocatgénéral à la Chambre des Comptes. En 1588, il fut élu député aux seconds États de Blois, où tant de jurisconsultes célèbres furent envoyés. Il se trouvait ainsi mêlé aux aiïaires de TÉtat , et la grande connaissance qu*il en avait se révèle en plusieurs endroits de ses ouvrages.

On le voit particulièrement associé à deux actes du gouvernement qui lui font honneur.

En 1589, le Parlement de Paris étant au pouvoir des ligueurs , le Roi (Henri III) fut obligé d'instituer un autre Parlement à Tours avec le petit nombre de magistrats qui avaient pu s'échapper de Paris, lors enclos de murailles, et qui avaient suivi sa fortune. Pasquier fut chargé de l'installation du nouveau Parlement. Dans son discours on ne le vit point s'exprimer en homme de parti ; il s'affligea des maux de la patrie, de cet exil du Roi et de la Magistrature ; mais il parla des dissidents avec égards et en vue de les rallier plus tard à la cause du Roi. — Aussi, après que Henri IV fut venu à bout de reprendre Paris (plus cruellement assiégé au dedans parles factieux que par les armées au dehors) ; lorsque ce Roi victorieux et conciliateur , ayant délibéré sur la recomposition du Parlement, se fut décidé à respecter

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