Loisel, Vie de Pithou, p
2. « Estant de retour an Palais il y reprit sa place d'advocal B comme s'il n'en eust jamais bougé. » Loisel, p. 264.
3. Pithou esc pariiculièrement l'autenr du discours que l'on met dans la bouche de D'Auhray, orateur supposé du tiers-état, où il retrace avec tant de vigueur les malheurs publics et les remèdes qu'il convient d'y apporter. Il semble que ccde h-iranguc ait inspire' à Voltaire le discours dnrrgiquc (|u'il prête dans sa Henriade au
Iirrsidenl Poihier. La preuve la pins directe cpie Pilhou eu soit 'auteur est ub exemplaire sur lequel ou lit àcrii de la main de
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i^di tapt à déconsidérer les cbefs de la Sai^^e-finion » en la vouant au ridicule si puissant sur l'esprit français, car ce n'est pas .«eulement pour les petites a(f2u|res, mais souvent aussi pour les grande^, que le .ri^q^Ie j>i:q4\ût .^ qffet ; le poète Ta dit avec raison :
Ridiculum acri FortUts ac meUits magnas plerumque secat res.
Dans ce recueil, d'ailleurs, se trouveptau^.de3 pièces graves et sérieuses ; aussi le président I^énault ,.dfms.son 4ifrégé chronoiogigtie {ad annum 1593 ) , n'Jiésite pas à dire « que la Satire Ménippée ne fut ^ mqm » utile à Hei^ri IV que la bataille dlvry. » ^
Pithou ne s'en tint pas là , il rendit encore d'duti;es services à la cause de ce prince. Par son influence sur l'esprit d'Edouard Mole, dont il était Tfiini, « il fut le 9 principal 2(i:\teur ' de ce grand arresl ^de la loi splique» ». auquel, dit Loisel, nous devons 'la conservation de » l'Éiat » (en excluant les princes étrangers, et par- .tiqjilièrement la fjaclion d'l':spagne).
ILne restait plus qu'une difl!icul|é à lever pour aplanir ^à fl^nri le chemin du trône : il fallait le faire absoudre et relever de l'excommunicatipp lancée contre lui parljp jpjipe. J[)^à on en avait ^çrit à jRon)e , et ron éprouvait
François Pithou en tête de ce iliscours : C'est mon frère Pierre qui l'a fait. L'abbé Goiijel, t. XXV de sa Bibliothèque française, aux tààmtioatt C. XIV, p. 36, dit que cet exemplaire se conserve encore, mais sans indiquer où il est.
1. Loisel atteste ainsi le fait : « et je puis dire pour le savoir très- » bien, qu'il fut le principal auteur.... » etc. Opuscules, p. ^71.