‹ Pasquier: ou, Dialogue des advocats du Parlement de ParisChapitre 85 sur 92 · TESTAMENT DE PIERRE PITHOU · texte numérisé non relu

TESTAMENT DE PIERRE PITHOU

Du le*" novembre 1587.

Au NOM DE Dieu. Amen.

I. Au milieu des trahisons et des perfidies du siècle le plus corrompu , j*ai été , autant qu'il m'a été possible , esclave de ma parole.

II. Sincère dans mon amitié , attentif pour mes amis, mes ennemis ont souvent trouvé un bienfaiteur en moi : le mépris est la seule vengeance que je me sois jamais permise.

III. J'ai aimé ma femme comme moi-même ; je n'ai point eu de faiblesse pour mes enfants. J'ai respecté l'humanité dans mes domestiques.

lY. Détestant le vice dans ceux qui me touchaient de plus près, j'ai révéré la vertu jusque dans mes ennemis.

V. Peu soigneux d'augmenter mon bien , je n'ai travaillé qu'à le conserver.

YI. Je n'ai jamais fait , ni souiïcrt que l'on dt ^ ^^-

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irui ce que je n'aurais pas \ouIu qui nie fût fait à moiroôme.

YII. J'ai méprisé, comme vénal , tout cç qui était le prix de l'injustice ou de l'importunité.

YIII. Ennemi de Tavarice et des bassesses , je les ai abhorrées , surtout dans les ministres de la jui^tice et de la religion,

IX. Dès l'epfance, dans la jeunesse, plus âgé, j'ai été plein de déférence pour la vieillesse.

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