‹ Pasquier: ou, Dialogue des advocats du Parlement de ParisChapitre 86 sur 92 · X. La patrie a concentré toutes mes affections · texte numérisé non relu

X. La patrie a concentré toutes mes affections

XI. Préférant , par goût , une vie laborieuse à l'éclat des honneurs et des dignités , j'ai mieux aimé éclairer les autres que les dominer.

XII. Dans une vie privée, ie hien public a été ma plus chère occupation; je lui ai tout rapporté , je n'en ai jamais séparé mon intérêt particulier.

XIII. J'ai désiré la gnérison et le rétablissement de l'État ; mais je ne l'ai désiré que par les moyens les plus amples , les plus doux , les plus ordinaires.

XIV. La paix, quelles qu'en fussent les conditions , m'a toujours paru préférable à la guerre et aux discussions , quoique plusieurs gens de bien puissent penser le contraire.

XV. J*ai vu , avec la plus vive douleur, les noms sacrés de religion et de piété servir de masque à l'ambition, à l'avarice et à la scélératesse.

XVI. Plein de respect et de vénération pour l'antiquité, qui a été le principal objet de mes études, je n'ai jamais été dupe de la nouveauté

PILRRE PlïllOU. 327

XVII. J*ài craint et ^vité le danger des vaines questions et des disputes trop subtiles sur les choses de Dieu.

XVIII. L'expérience in*a appris que la droiture et une franchise éclairée par la prudence arrivent plus heureusement à leur but que la fourberie , le manège et Fintrigue.

Page 1