Obock, Mascate, Bassorah. À vol. in
la France. Ah! c'est surtout en pays étranger qu'on apprend à aimer sa terre natale, et, sous la robe du missionnaire qui la quittée peut-être sans retour, lu non moins le cœur d'un patriote, Partout où il n'a ot donné d'en rencontrer, Je les ai vus ardents à précher, avec les vérités de la religion et la pureté de ses doc. trines, le respect des noms de la France, les grands faits de son histoire, les espérances de son avenir!, » I dit dans son nouveau volume :
«Les missionnaires français, voilà le plus solide, presque l'unique soutien de notre influence en Orient,
On ne se doute pas chez nous de ce que renferme d'abnr.
gation, de patriotisme l'âme de ces hommes qui renon: cent à jamais au foyer et à la famille pour vouer toute leur existence au service lointain de la France sous h bannière du Christ. »
À Bagdad M. de Rivoyre visite la maison des Carmes, fondée dans cette cité musulmane depuis plus de deu siècles, [y a là quatre religieux, dévoués à la foi, au
devoir sacerdotal et aux fonctions d'instituteurs. Très À
humble est leur demeure. Très belles leurs églises: très larges et très élevées la salle d'étude, la salle de récréx tion de leurs élèves.
Ce ne sont pas seulement les familles chrétiennes qui leur donnent des enfants à élever, mais des israëlites, des musulmans viennent leur demander l'instruction qu'ils chercheraient vainement ailleurs, et de cette salutaire école jamais ne perdent le souvenir.