‹ Passé et présent [microforme]Chapitre 65 sur 97 · The great lone Land · texte numérisé non relu

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A TRAVERS LE CANADA 221 mes de gravures et coquettement cartonnés, ne sont us tous de premier ordre, I y a là, ainsi au'en d'autres pays, l'explorateur naif qui, lorsqu'il à fait quelques pas hors de sa case, S'écrie, comme le rat de la Fontaine : @ Ah! que le monde est grand! » IE + a k snob tel que Thackeray nous la dépeint dans ses pages humoristiques, le touriste qui s'en va le lorgnon ar l'œil, le nez au vent, et croit avoir tout vu quand La écrit les noms de quelques montagnes et de quelques monuments sur son carnet. Îl y a aussi le sectaire, ke fanatique dont on ne saurait sans réserve admettre ls éerits, car souvent sa passion trouble son jugement.

Mais le vrai voyageur anglais, le lettré, le gentleman, ke chercheur, peut défier tous ses rivaux. Rien n'égale « hardiesse, sa résolution et sa patience. Nul obstacle ne l'arrête, nul péril ne l'eifrave. Là où il veut aller, Lira certainement, et ce qu'il veut savoir, coûte que coûte, il le saura.

Nous devons dire que nul voyageur n'est comme lui protégé par sa nationalité. Un Anglais jeté par hasard sur une plage inconnue trempe son doigt dans l'eau, le porte à sa bouche et dit : « De l’eau salée! ceci est à l'Angleterre ». Et c’est vrai. L'Angleterre étend sa puissince sur le monde entier, et là où elle ne possède pas une parcelle de terrain, elle à dans la maison d'un marchand, ou d'un missionnaire, son drapeau. Elle à un agent dont le premier devoir est de faire respecter bout ce qui tient à l'empire Britannique. En aucun pays l voyageur anglais ne sera impunément lésé : c'est dans l'univers le civis romanus.

Aux livres que je viens de citer il faut joindre plu. sieurs ouvrages canadiens, entre autres :

Les Excursions d'un artiste, par M. le docteur Kane, de Toronto:

Esquisse du Nord-Ouest, par M Taché;

Les Canadiens de l'Ouest, par M. Joseph Tassé:

Mélanges d'histoire et de littérature, par Benjamin Sulte ;

Ocean to Ocean, par M. Grant;

Plusieurs conférences de M. I. Fabre: et dernière. ment un de nos écrivains de Paris, M, de Lamothe. à publié un livre qui ne peut être oublié",

Dans ces récits de voyage à travers les régions du Nord-Ouest, à tout instant reparaît le souvenir de h France, par une audacieuse entreprise, par un fructueux labeur, par un homérique combat, par une mission évangélique, et l'on est émerveillé de tout ce qui a été fait en un si vaste espace par une si minime population.

@ Ah! disait l'empereur d'Autriche François IE en regardant le vieux château de Habsbourg, le berceau de sa famille, nous avons commencé petitement, »

Ainsi peut dire notre impériale colonie du Canada.

Très restreint était le budget de l’ancienne France, mais si grand le cœur, si fervente la foi!

Avec deux petits bâtiments de soixante tonneaux, Jacques Cartier, ayant reçu la bénédiction de son évêque, traverse l'Atlantique et remonte le Saint-Laurent.

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