‹ Passé et présent [microforme]Chapitre 79 sur 97 · SIA · texte numérisé non relu

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nète écrivain, Knud Rahbek, qui s'est fait un certain renom par ses écrits sur l’art dramatique. Pour accroître ses connaissances il entreprit d'étudier les principaux théâtres d'Allemagne. [alla à Berlin, à Vienne, à Weiïmar, et, de peur d'être troublé dans ses réflexions, entre ces différentes villes, chemin faisant, il fermait les veux pour ne rien voir.

Ceux qui, de nos jours, voyagent par l'express ou le rapide, n’ont pas besoin de clore les paupières pour ne ren voir. La terre, les eaux, les bois, les villages, les \illes, se confondent à leurs veux en une vague apparition et fuient en arrière comme des ombres fantastiques.

Le voyageur ainsi casé dans son wagon est arrivé à l'etat de denrée commerciale, plus commode que celles dont les employés des gares doivent prendre soin. Le président du conseil d'administration d'une de nos srandes lignes de chemins de fer, un homme d'esprit, me disait un jour : « Le voyageur est un colis qui se vamionne tout seul ».

Qu'on me pardonne ectte digression de vieux rétrorade, et, puisqu'on attache tant d'importance à la vitesse, je dirai qu'au nord-ouest du Dominion est le chemin par lequel on ira plus vite que par tout autre en Chine et au Japon.

€ De Paris, dit M. I. Fabre, on ira en neuf Québec, dont trois dans le golfe Saint-Laurent,

jours à à l'abri des tempêtes; de Québec, en quatre-vingt-huit heures, sur les bords du Pacifique’. »

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