‹ Passé et présent [microforme]Chapitre 8 sur 97 · LE · texte numérisé non relu

LE

Lcuts lieues, jai passé la nuit dans les maisons les

: plus isolées, et Je n'ai pas été victime de la moindre

supercherie, Quelle différence avee la Russie, où, lors-

Lque j'arrivais dans un hôtel, le maitre de la maison venait

aussitôt me prier de fermer à double tour armoire et

* commode, de ne pas sortir de ma chambre sans ajou-

“ler le cadenas à la serrure, déclarant qu'avec toutes

ces précautions je pouvais à peine garder quelque

La)

assurance de n'être pas volé!

Un autre trait distinctif du peuple suédois, c'est 14 sentiment poétique, le sentiment inné qui se révèl

à tout instant dans ses fêtes et ses réunions, souvei

même dans ses habitudes journalières. In'y à pas une 8

famille de Suède qui ne conserve, comme un précieux!

héritage, des chants populaires, des traditions mvsti. | 4 f

rieuses, qui toutes décèlent une naïve imagination « une sorte d'adoration des beautés, des harmonies, dei phénomènes de la nature. C'est la tradition des elle qui, le soir au clair de la lune, dansent dans les pri ries; des nixes qui chantent à la surface des eaux ; des À stromkarl qui font vibrer les cordes mélodieuses de leurs harpes d'argent dans les cascades et Les fontaines! des troll qui jettent un sort funeste sur les homme et les animaux; des gentils Tomtegubbare qui aiment! à se tenir près des foyers et protègent les maisons où} ils sont venus chercher un refuge pendant les jour d'hiver.

Tous les paysans de la Suède savent, du reste, a moins lire, et presque tous éerire. Le prêtre n'admetb trait pas au sacrement de confirmation ceux qui n pourraient justifier de ces connaissances élémentaires }

et c’est là une raison impérieuse à laquelle chacun sk

soumet. Dans les habitations isolées, où lon ne peu

avoir un maitre d'école, les parents sont eux-mêmes les instituteurs de leurs enfants. Le pasteur vient, d'8 temps à autre, s'assurer par luimème qu'ils remplis ] sent ce devoir, les aider de ses conseils, de ses encouri} gements, et examiner les progrès de leurs élèves. Je nef crois pas qu'il y ait si pauvre maison de laboureur e1f

“Bible, un “religion e

“Suède où

“principale que lon 1 Il est fac lectures

Maturellen “élevé, Les

sun noble

en France honmes le

nos annale

sclre 1 1gn

ploits de ( Charles XI

dans les « “entendant | découvrent ils portent | militaire, €

c'est h

ù rével! Ë

SOUve | ' as Un À

r'écieux À À mvste { ation «1!

les, des À es elles

es pri |

ux; del

uses de &

ataines: bn Lomme

aiment | sons Oo!

'$ Jours

este, a

’admet-b qui ne À

ntaires,

ACUN CB

peu!

-1nérmeR

lent, di

emplis neourir BR

‘eur el

Jen

Ésuède où l’on ne trouve quelques livres, partout une Dpible, un recueil de psaumes, ces adorables livres de

religion et de prière, et souvent des ouvrages d'histoire, principalement l'histoire du pays, si héroïque, si belle,

que l'on relit chaque hiver pendant les longues soirées. A est facile de comprendre linfluence que de telles Jectures doivent exercer sur l'esprit d'un peuple naturellement intelligent, La Bible lui donne un essor

élevé, Les chroniques nationales entretiennent en lui dun noble sentiment de patriotisme, Combien de gens en France qui ne connaissent pas même de nom les “honnues les plus illustres, les faits les plus glorieux de

nos annales, tandis qu'en Suède pas un paysan peut-

“être Wignore lt vie superbe de Gustave Vasa, les exploits de Gustave-Adolphe et le courage aventureux de “Charles MIE Que dis-je? Il n'est pas rare de trouver

dans les campagnes de simples Taboureurs qui, en

entendant prononcer le nom du vainqueur de Narva, se

découvrent La tête par un mouvement instinetif, tant ils portent enraciné dans le cœur le respect de la gloire militaire, qui à été la première gloire de leur pays.

Au mois de juin 1837, visitant Stockholm pour hi!

première fois, j'assistais dans le Diurgord à une revue de troupes suédoises, Toute cette vaste et magnifique promenade du Murgord, bordée d'un côté par la mer, de l'autre par une rivière, traversée par de riantes collines, coupée par des lacs, parsemée de vil! las, de jardins, de bouquets de fleurs et de pins sa! vases, était inondée d'une foule innombrable : riches patriciens ecireulant le long des allées en équipages splendides ; femmes du monde étalant dans leurs lan daus, dans leurs calèches découvertes, les frais eh | peaux, les élégantes robes arrivées tout récemment de} Paris: jeunes gens à cheval earacolant aux portières: | graves et honnêtes professeurs poursuivant au bord} des sentiers quelque savante théories; bons bourgeoë | portant sur leur figure cet air de béatitude placide ct # de eandide curiosité qui caractérise dans une fête po- | pulaire les bourgeois de tous les pays. Au dedans, in

dehors du pare, sur les galeries des maisons, dans Fer E nuit sur Ja dinirable |

clos des jardins, tout était en mouvement. Des groupes d'artisans assis à la porte des cabarets entonnaient à haute

VOIX, le \

JOYEUX pe à boire ce still des {1 barques bi carlie, tu bord du

javais pu des mon à idée de fa cette ville des plus à Nord, A p dants d'Ok

* le solstice

célébraient roi. L'obsc culte de { l'esprit des

siècles de

nt de bor collines et éprouvaien Le printen enveloppen lier; mais

les regurds

1} \“ OR , A ve jour-là q

jour li!

à un THANE

LE par par de de vil:

1S Sir riches Lipages rs lan:

s chi

ent de

Page 1