Lord Byron, {ke Two Foscari, acte TI, scène
nent. Celui
s côtés elle litude, sous entale et sa si riante ou ividres, ses
ges, par ses
débarque à ble chef-lieu ime celle de ne celle de
posante his-
rrible drame
’emparer de t pour cette ve audacieulève la libre 1 sans cesse par d’atroces
niv à l'Angle.
s n'iront pas, utte décisive,
CALAIS 265 comme nous, dans Îles parages de l'Extrème-Orient, avec quelques milliers d'hommes. [ls savent qu'ils vont attaquer une population qui ne leur semble nullement négligeable, qui est décidée à se défendre, et qui est commandée par Jean de Vienne, le noble amiral, le vaillant Franc-Comtois. Ils se cotisent pour équiper une flotte considérable, et à la fin du mois d'août 1546 Édouard traverse le canal avec 738 navires et une armée de 15 000 hommes.
Né du mariage d'Édouard Il avec Isabelle, fille de Philippe IV, il prétend être le légitime héritier du trône de France, et en cette qualité 1l somme Calais de se rendre.
« Rends-toi, Comtois.
— Nenni, ma foi. »
C'est un ancien dicton de la Franche-Comté.
« Nenni », répond Jean de Vienne, le résolu Franc- Bientôt Ja est investie, bloquée par terre et par mer, ©Le roi, dit Froissart,
Comtois. courageuse cité l'assiégea par grand manière et de bonne ordonnance, et fit bâtir et ordonner entre la ville et la rivière et le pont de Nienlai hôtels et maisons, ainsi comme s’il dût à demeurer dix ou douze ans, car telle était son intention qu'il ne s'en partirait par hiver ni par été tant qu'il l'eût conquise, quel temps ni quelle peine il y dût mettre. »
Tandis que dans le capp d'Édouard abondent tous les approvisionnements, Calais, cerné de tous côtés,
épuise peu à peu ses ressources et de semaine en semaine attend vainement un secours.
Enfin, voici
964 PASSÉ ET PRÉSENT j
Philippe. Ia réuni une troupe nombreuse, 11 espère @ut ( délivrer sa fidèle cité. Mais après quelques tentatives 0 il se retire, n'ayant pu s'ouvrir un passage à travers Æf «
les lignes ennemies. D Lou
Après un implacabie siège de onze mois, les pauvres fair
Calaisiens, réduits à la dernière extrémité, demandèrent Æ@fcp
à capituler*, L)
Chacun sait le résultat de cette requête, comment 00
Édouard, furieux de la longue résistance de Calais, ne ct
voulait faire gràäce, et comment il se laissa émouvoir «ed
par les remontrances de ses principaux chevaliers, (a
o Mais je ne puis résister au désir de eiter a narration (ù\ : de Froissart : US
@ Done dit le roi : « Seigneurs, je ne vueil mie être CN
« tout seul contre vous tous. Gautier, vous en rez à (Ça « ceux de Calais et direz au capitaine que la plus Eust « grand'gràce qu'ils pourront trouver ni avoir en moi, la « c'est qu'ils se partent de la ville de Calais six des €] | € plus notables bourgeois en purs leurs chefs” et tous J'au , « déchaux, les hars° au col, les clefs de la ville et du « | @ chätel en 2eurs mains, et de ceux je ferai ma volonté, le 4 à « et le demeurant je prendrai à merci. » il | Mauny s'en va avee douleur accomplir sa mission. à 80 Au son de ja cloche, «€ hommes et femmes, s lot
astreints de famine que plus n'en pouvoient porter ». «
se réunissent au marché pour apprendre leur sort ile " lhé A Commencé le 5 septembre 1346, re siège ne finit que le 4 août «nie
1547, 2, Têtes nues, a, Les cordes, le
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les pauvres lemandèrent
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femimes, si L porter ».
* Jour sort
que le 4 août
écoutent en pleurant et en gémissant la cruelle sen-
lence,
€ Une espace après se leva en pied le plus riche bourgeois de Ta ville, qu'on appeloit sire Eustache de Sunt-Pierre, et dit devant tous ainsi : « Seigneurs, grand’
€ pitié el grand meschef seroit de laisser mourir un tel
« peuple que Ici à, par famine ou autrement, quand
on y peut trouver aucun moyen, et si seroit grand
iumône el grand'grâce envers Notre Seigneur qui
: de tel meschef le pourroit garder. Je, en droit moi,
(ai si grand'espérance d'avoir grâce et pardon envers
« Notre Seigneur, si je muir (meurs) pour ce peuple «sauver, que Je veuil être le premier, et me mettrai « volontiers en pur ma chemise, à nud chef, et la hart
«au col, en la merci du roi d'Angleterre. » Quand sire Eustache de Saint-Pierre eut dit cette parole, chacun
l'alla aouser! de pitié, et plusieurs hommes et femmes ® Jetoient à ses pieds pleurants tendrement, et étoit
sand'pitié de là être, et eux ouir et regarder.
« Secondement, un autre très honnête bourgeois et
le grand’affaire, et qui avoit deux belles demoiselles
lilles, se leva et dit tout ainsi qu'il feroit compagnie \ son compère sire Eustach® de Saint-Pierre, et appebit-on cetui sire Jean d'Aire.
€ Après se leva le tiers, qui s'appeloit sire Jacques
le Wissant, qui étoit riche homme de meuble et
l'héritage, et dit qu'il feroit à ses deux cousins compa-
tie, Ainsi fit sire Pierre de Wissant, son frère ; et puis
le cinquième, et puis le sixième. Et se dévêtirent là ce six bourgeois tous nus en leurs braies et leurs chemises en la ville de Calais, et mirent hars en leur col, ain que lordonnance le portoit, et prirent les clefs de l ville et du ehàtel, chacun en tenoit une poignée...
« Adonce fut la barrière ouverte : si s’en allèrent les 1
six bourgeois en cet état que Je vous dis, avec messe Gautier de Mauny, qui les amena tout bellement devers le LOL. s.
« Sire, dit-il, vecy la représentation de la ville de «Calais à votre ordonnanee, » Le roi se tint tout coi el les regarda moult fellement!, car moult héoit? les habitants de Calais pour les grands dommages et contraires que au temps passé sur mer lui avoient faits. Ces sx bourgeois se mirent tantôt à genoux par devant le roi, et dirent en joignant leurs mains : « Gentil sire et gentil « roi, Véez nous EY SIX qui avons été d'ancienneté bour- « geois de Calais et grands marchands : si vous appor- « tons les elefs de la ville et du châtel de Calais, et « les vous rendons à votre plaisir, et nous mettons en « tel point que vous nous véez en votre pure volont « pour sauver le demeurant du peuple de Calais, qui « a souffert moult de grieftés, Ni veuillez avoir de nous « pitié et merey par votre très haute noblesse. »
« Certes il n'y eut adone en la place seigneur,
chevalier, ni vaillant homme qui se prit abstenir de pleurer de droite pitié, nt qui püt de grand'pivce