DEVINETTE
Lise est seule, ennuyée, Épiant mon chemin, Et la tête noyée En sa mignonne main.
Toutou, mon chien fidèle, Qui grimace en dormant, Est là, dormant près d'elle...
Un peu négligemment.
Alors, l'enfant pudique Qui, toujours, en sa peur, Par un grand geste, indique L'alarme de son cœur ;
L'enfant lève un pied leste, Qui, frappant n'importe où, Esquisse lé grand geste Qui fait s'enfuir toutou.
Et le voilà qui rentre, Confus, tout plein d'émoi, La queue en sous le ventre, Et s'en venant vers moi.
Alors, ouvrant la porte, Je parais à mon tour, Lise, accourant, se porte Aux bras de son amour.
Puis, à la mignonnette, D'un ton très doux, — tout bas Tiens ! dis-je, une devinette !
Dis, Lise, veux-tu pas ?
— Au contraire, à merveille !
J'ai l'esprit alangui !...
— Adonc, je te réveille !
— Et de la part de qui ?
Je pris du temps pour dire :
De la part de M. C...; Et je vis un sourire Sur sa bouche glisser !
— Si M. C. te demande Un régal, qu'aura t-il ?
— Je lui ferai l'offrande Du mets... le plus subtil 1