TOI ETOILE
Tes regards de créole, Tes yeux où Ton dirait qu'un astre unique a lui, Tes yeux tels, qu'on croit voir glisser la luciole
Dans le noir de la nuit ;
Ta bouche aux lèvres roses, Où l'abeille viendrait, butineuse d'amour, La prenant pour la reine entre cent fleurs écloses
Sous le baiser du jour ;
Ta noire chevelure Auréolant si bien ton front de dix-sept ans, Que tout doit l'envier, tout, jusqu'à la nature,
Au réveil du Printemps,
Et ce front brun que voilent Les cheveux noirs dont il se trouve auréolé : Je voudrais tout cela !. . . Tu ferais bien, Etoile,
Mise à mon ciel troublé.