TOUT L'IDÉAL
Maintenant, quand je dis pourquoi j'ai tant chanté, Tu ne devras plus rire et tu devras me croire. Lise, je ne suis pas un assoiffé de gloire, Un tourmenté qui rêve à l'immortalité ;
J'en suis bien revenu, du caprice de boire A la source enivrante où l'orgueil exalté S'étanche, et de sentir sur mon front la clarté Douteuse dont mon nom pourrait luire en l'histoire !.. .
Et j'ai raison, vois-tu !... C'est que j'en connais trop Qui, vers tant de chimères emportés à grand trot, N'en ont rien remporté que l'oubli, pour salaire !
Or, voulant m'épargner ces coups du sort moqueur, N'ayant peur de l'oubli que s'il naît dans ton cœur, Je n'ai qu'un idéal, un seul, Lise : — te plaire !
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