‹ Pastorale de Noël; mistère [par] Arnoul GrébanChapitre 2 sur 33 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Il importe, pour goûter, dans toute sa saveur archaïque, la candeur et la grâce de cette œu^•re naïve du xv" siècle, fragment de Tensemble grandiose du Mistère de la Passion, de se reporter au \Tai sens de la fête de Noël, fête des petits de ce monde, triomphe de l'humilité divine de Jésus-Christ. Les bergers en sont le centre, le symbole fruste et puissant. Les personnages divins eux-mêmes, hautement lyriques quand ils regardent le côté divin de leur rôle, deviennent humbles, familiers et humains dans leur vie quotidienne de déshérités. Là est le charme inimitable du vieux Mistère, que la philosophie et la pompe des Mystères modernes ne peuvent remplacer. C'est un tableau des Primitifs que nous présentons aussi bien au suffrage des lettrés qu'à l'âme simple et toujours sincère des foules.

Il nous a paru intéressant de conserver, autant que faire se pouvait, le vieux langage et l'ancienne orthographe. Il est bien entendu que la prononciation est identique à celle de nos jours. h'e muet garde sa valeur et se prononce dans le corps du vers.

Selon la conception du temps, les costumes et décors sont ceux du XV'' siècle. Pour simplifier la mise en scène, les décors des i''', 2" et 4'^ tableaux peuvent être à peu près identiques. On peut conserver tout le temps la même toile de fond, représentant une colline sur laquelle s'étagent des maisons, les premiers plans changeant seuls. La mise en scène sommaire du xv"" siècle autorise ces facilités, le point capital restant l'interprétation simple et pieuse du

texte et de la musique.

LES ALTKURS.

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