‹ Pastorale de Noël; mistère [par] Arnoul GrébanChapitre 5 sur 33 · LA VIERGE · texte numérisé non relu

LA VIERGE

Ce Dieu vous veuille conforter, Elisabeth, chère cousine:

aussi viens-je en votre gésine vous féliciter dignement.

ELISABETH

Marie, votre advènement m'est plaisant, je vous en as-seure ; ici demeurez de cette heure une bonne espace avec nous.

NOSTRE DAME

Mon vouloir est entier à vous,

chère cousine débonnaire,

et si service vous puis faire,

ne m'épargnez point, je vous prie.

ELISABETH

O benoite Vierge Marie, dame de vertus éprouvée, tu as grâce acquise et trouvée par devant Dieu notre Seigneur.

L'heure vient où de toi naîtra un fils que l'on appelera .Tésus, Messias et Sauveur.

MARIE (musique)

Mon âme loue (n le Seigneur, et mon esprit se réjouit de porter en moi divin fruit, car Dieu a regardé l'humblesse de sa servante et sa simplesse.

De ce, benoite me diront toutes les races qui seront :

grandes choses m'a fait Celui qui a toute puissance en lui ; son nom soit béni dignement.

(Elle entre dans hi maison de Sainctc Elisabeth. 'i

Et lors s'advance un héraut qui, ayant à diverses fois sonné de la trompe pour assembler le peuple autour de luy, parle comme cy ensuit, pendant que s'assemble une grande foule de tous costés.

1 1) L'c muet se prononce.

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