‹ Patagonie. Détroit de Magellan et canaux latérauxChapitre 40 sur 67 · CHAP . „.] PASSES DE L'ÎLE MI-CHENAL. U · texte numérisé non relu

CHAP . „.] PASSES DE L'ÎLE MI-CHENAL. U

se trouveront bien de consulter l'avis suivant, s'ils ont entre les mains un navire un peu difficile :

i° Avec le courant pour soi, passer à l'Est de l'Ile Mi-Chenal;

2° Avec le courant contre soi, prendre à l'Ouest de l'île Mi-Chenal;

3° Relâclicr plutôt que de franchir avec le courant pour soi et un vent violent favorable;

à" Choisir, si l'on peut, le moment de la mer étale.

Quelle que soit la passe choisie, il est expressément recommandé de manœuvrer vivement la barre, afin de combattre les embardées au moment même où elles ont lieu. La vue N° 55 ter indique un alignement pour franchir le chenal de l'Est; mais si, pour une cause quelconque, ou ne le saisissait pas assez vile, on s'avancerait hardiment, avec bon sillage, pour ranger la côte de l'île à 25 mètres de distance.

Pour franchir le chenal de l'Ouest, le capitaine ralliera de près la côte occidentale, en face de l'îlot Zealous. En faisant celte manœuvre avec courant portant au Sud, c'est-à-dire en traversant le canal de la rive Est à la rive Ouest, il ne faut pas donner par trop de prise au courant sur la joue de tribord, car alors l'avant pourrait être jeté à la côte; ensuile, le bâtiment gagnera vers le Nord, le long de terre, afin de se donner assez de marge pour n'êlre pas jeté sur la point*' septentrionale de l'île Mi-Chenal. Si, au contraire, le courant porte vers le Nord, il faut venir de bonne heure sur tribord pour parer les hauts-fonds de l'île Clio.

Bouée. — Le capitaine du vapeur français la Junon signale en 1878 une bouée rouge en l'orme tic baril comme mouillée sur l'accorc de ces derniers dangers.

En cas de manœuvre manquée, on pourrait, à la rigueur, avoir la ressource de mouiller. Les sondes de 11, 18 et 31 mètres que présente la carte, dans le Nord et dans le Sud de l'île, sont suffisamment au large pour qu'une frégate ait évitage; néanmoins ce serait hasardé, car la tenue est mauvaise. Avec les très forts courants, le navire pourrait dériver ayant une ancre à la traîne et serait alors gêné, pour ne pas dire paralysé. Par 1res beau temps, il esl possible d'aller jeter un pied d'ancre dans le voisinage de l'île; mais ce ne doit être que pour quelques heures, eu attendant, par exemple, un renversement de marée. Il sera toujours plus sûr de mouiller dans les poils voisins.

Une fois l'île Clio doublée, le navire n'a plus à craindre le moindre danger sous-marin; il veillera seulement les courants entre file Cavour et l'îlot Loney. Le Ilot vient de la pointe N. 0. de l'île Cavour et porte en travers du canal; le jusant l'ail l'effet inverse. La passe entre celte pointe et l'îlot Loney n'a que 1 encablure} de large, mais les deux bords en sont sains. Les plus grands navires passeront donc aisément; ils auront soin d'avoir de l'erré.

150 CANAUX LATÉRAUX. [chap. il]

Balise. — L'ile Cavour porte à son sommet, à 35 mètres au-dessus du niveau de la mer, une pyramide triangulaire peinte en blanc et haute de 8 mètres. On l'aperçoit dès qu'on est à la hauteur de l'estuaire Seymour, et même de plus loin par temps clair. En l'apercevant on devra gouverner dessus jusqu'à ce que l'on soit E. S. E. et 0. N. 0. avec l'ile Thomas; on fera alors route pour la laisser par bâbord, et quand on l'aura par le travers on apercevra la balise Cedar. (Chacabuco, 1878.)

ANSE HOSKYN. — Juste à l'Ouest et à hauteur de la passe de l'îlot Loney s'ouvre la petite anse Hoskyn, qui n'est bien connue que depuis 1869 (p1anN°3017; vue N°56, l re série). Malgré sa petitesse, elle est préférable à la baie Hait, qui était autrefois recommandée comme halte à l'entrée ou à la sortie des goulets Anglais. L'ilot Loney est si remarquable, qu'il forme un amer excellent pour reconnaître l'entrée. Le meilleur mouillage est au milieu de la baie, 1res peu au Nord de l'alignement de l'île Loney par la pointe John. Le navire a, pour éviter, un espace libre de 150 mètres de rayon; le fond est très bon; en un mot, il y a sécurité absolue, malgré la violence des courants qui traversent l'anse. On ne s'étonnera pas de cette violence en pensant qu'il y a dans le Nord un long canal qui sépare l'île Lamarmora de la grande terre. Ce canal assèche bien à marée basse, mais l'eau y circule vivement pendant la majeure partie du temps. A l'entrée comme à la sortie, le capitaine veillera bien en passant devant l'îlot Loney. En effet, cet îlot produit une sorte de bassin d'eau morte dans lequel l'arrière se trouve pendant que l'avant est saisi par le courant ou inversement. De toute façon , le je*u prompt du gouvernail est absolument nécessaire.

Le banc qui se trouve à 1 encablure - dans l'Est de la pointe Elisabeth est recouvert de goémons sur un espace de 100 mètres; néanmoins il n'est pas dangereux , puisqu'on n'y a pas rencontré de fond inférieur à 16 mètres.

BAIES MAGENTA , HALT ET LIBERTÀ. — HAVRE GBAY. — Si

le navire vient sur tribord en sortant de la passe de l'îlot Loney, et s'il redescend vers le Sud, il parcourra dans toute sa longueur la baie Magenta, ainsi nommée en 1S67 par la corvette italienne portant ce nom. En contournant l'île Barton, on trouve entre elle et la grande terre un bon mouillage par 15 à 20 mètres, fond de vase. Mais l'espace est encore plus restreint qu'à l'anse Hoskyn; le détour à faire est considérable, de sorte qu'il vaut toujours mieux choisir ou l'anse Hoskyn ou le havre Gray.

Remontant vers le Nord à partir de l'île Barlon, nous passons, après 2 milles ~, entre l'îlot Haycock, près de l'île Cavour, et le rocher Entrance, situé à 2 encablure dans le Sud de l'île Elisabeth.

IciIAP. 11.]

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