CANAUX LATÉRAUX. [ CHAP
comme mauvais et très exposés, nous arrivons au Boca de Canales, point de jonction d'un nombre considérable de bras de mer intérieurs s'élendant à plus de 20 milles dans les terres. Toute celle partie de la côte a été levée pour la première fois par le pilote Machado, peudant son exploration de 1769. Les bras de mer intérieurs courent entre deux rangées de montagnes extrêmement à pic ; leurs rivages sont de roche et ne^ présentent ni anses ni baies; une embarcation n'y trouverait pas d'abri, si petite qu'elle fût. Cette partie de la côte est absolument improductive et déserte; on n'y rencontre ni un phoque, ni un oiseau, ni même un coquillage à manger. Pendant les travaux hydrographiques du capitaine Fitzroy, le Beagle stationna deux fois sous les îles Hazard, à l'entrée du Boca. Il y resta de longs jours avec du mauvais temps et 3 ancres mouillées par un fond de 42 mètres, sable et corail, mauvaise lenue. Les rafales soufflaient en foudre, le navire était très compromis; c'est cependant le seul mouillage qu'il y ait dans toute l'étendue du bassin dont nous parlons.
Entre le Boca de Canales et le Jesuit Sound, la côte est moins découpée et plus basse que dans les aulres parties. On y remarque, en plusieurs endroits, des récifs débordant la terre à près de 2 milles de distance. Le capitaine Stokes a soupçonné une baie par la lalilude de 47°17', mais il n'a pu la visiter.
Le Jesuit Sound n'offre guère plus de ressources que le Boca de Canales; il se termine par deux enfoncements qu'on nomme la crique Benito et la baie Julian. La première est bordée, de chaque côté, par de hautes montagnes et se. termine par une terre basse, de laquelle s'écoule un ruisseau prenant sa source clans un glacier; quant à la baie Julian, elle est limitée par une haute terre montagneuse avec des ruisseaux tombant des vallées ; on observe au côté S. 0. une longue plage de sable. L'entrée du Jesuit Sound est rendue fort étroite par des îles. *
L'île Xavier est séparée de la grande terre par le canal Cheape; elle est haute et très boisée; les arbres y atteignent des dimensions considérables. Ou y connaît deux mouillages situés sur la côte Est et nommés par Machado : celui du Sud, baie Ignacio; celui du Nord, baie Xavier. Le dernier est de beaucoup le meilleur; les vents léguants n'y entrent pas; le fond est de 31 mètres à 4 encablures du rivage. La partie Sud du mouillage est signalée par une plage de sable à laquelle sont adossés des hêtres de grande taille. Au Sud du port, la côte présente, pendant à ou 5 milles, une falaise d'argile, très haute et à pic; puis le terrain s'élève jusqu'à former des montagnes hautes de 360 à 420 mètres, couvertes d'arbres et dont les troncs sont remarquablement droits. Le reste de la rôle, jusqu'à la baie Ignacio, est bas et ne
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