‹ Pathogénie de l'incontinence d'urine chez les ataxiquesChapitre 18 sur 29 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

(Personnelle.)

P..., 55 ans. Hospice du Perron, salle Saint-Lazare, ne 17.

Pas de syphilis, marié à 28 ans. À ce moment apparurent des douleurs lancinantes traversant les jambes.

En 1874, les douleurs, plus fréquentes, et plus violentes, franchirent les membres inférieurs et la ceinture. Le malade s'aperçut alors de la difficulté de la marche : il jetait ses jambes de côté, et était obligé de regarder où étaient ses pieds pour pouvoir marcher. Il ne tenait pas debout dans l’obscurité et avait de la peine à monter les escaliers; les descendre était plus difficile encore.

Fit deux séjours d’un mois à l’hôpital. Commença à ne plus sortir de chez lui de crainte de se butter contre les passants; mais continuait à marcher, chez lui, jusqu’en 1878, où il ne put plus quitter le lit.

Entré au Perron en 1896. Depuis six mois, sa vue baissait beaucoup à l'œil droit. À eu quelque temps de la diplopie. Dit n'avoir jamais eu de strabisme. Actuellement, amaurose complète à droite; à gauche, vue diminuée depuis deux mois, par poussées, coincidant avec les paroxysmes des douleurs fulgurantes.

Pupilles dilatées ne réagissant ni à la lumière ni à l'accommodation.

Crises laryngées, sans ictus.

Du côté de l’estomac, quelques vomissements ne ressem blant pas à des crises gastriques.

Pas de crises vésicales. Le malade perd à peu près constamment ses urines, mais, à chaque piqüre de morphine, l'évacuation est plus abondante.

Aux membres supérieurs, incoordination motrice; perte du sens musculaire. Aux membres inférieurs les symptômes sont encore plus nets, etc.

Réflexes abolis partout.

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