‹ Pathogénie de l'incontinence d'urine chez les ataxiquesChapitre 19 sur 29 · AS · texte numérisé non relu

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Sensibilité tactile en grande partie disparue aux membres inférieurs; sensibilité thermique intacte.

Se plaint surtout de la violence des douleurs depuis quatre ans, le forçant à se faire injecter 0,03 centigr. de morphine.

Mars 1898.— On commence la suspension. Douleurs constrictives violentes au niveau du thorax.

4 avril. — Les douleurs ont disparu. Un peu d’asymétrie faciale.

24 janvier 1899. — On constate, aux membres inférieurs,

une atrophie musculaire considérable. Il y a deux mois a apparu un œdème du membre supérieur droit, peu douloureux, disparu en quinze jours, probablement d’origine vaso-

motrice.

Troubles urinaires. — Quand nous examinons ce malade (février 1899), il nie avoir jamais rien eu du côté du canal de l’urèthre ; il a bien eu une blennorragie, mais sans rétrécissement, avant 1882, il n’a pas eu de troubles urinaires. A partir de ce moment, il a éprouvé des difficultés pour uriner; il était obligé de se mettre au bord du lit, afin d'accomplir une pression un peu forte; il se mettait aussi, lorsqu'il le pouvait, dans la position acroupie. Il n’urinait qu’au prix de grands efforts, Cet état de la miction a duré deux ou trois ans; mais il n’avait pas encore d’incontinence d’urine. Vers 1885, celle-ci a débuté. Le malade ne perdait ses urines, ilest très affirmatif à ce sujet, que lorsqu'il était resté longtemps sans uriner, non pas au début du sommeil, par exemple, mais au milieu de la nuit; il rêvait, à ce moment, qu'il éprouvait le besoin d’uriner et qu’il se trouvait dans des conditions lui permettant de le satisfaire.

Depuis quelques années, il perd constamment, et a besoin d’un urinal à demeure.

Il remarque que s’il va à la selle le matin, il ne perd pas ses urines dans la journée. S’il reste longtemps, il perd continuellement ses urines. Celles-ci ne s’écoulent pas par pério-

des, mais goutle à gouite, comme dans la miction par regorgement..

él

mio

La vessie est distendue. Comme le malade est affaibli, cachectique, et qu'on pourrait craindre l'infection, on hésite à le sonder. Mais on peut cependant préjuger que si cela avait êté fait au début de son affection, de façon à ne point permettre la stagnation de l’urine, le résultat eut été excellent.

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