OBSERVATION VII
(Gerrrier. Thèse de Paris, obs. no XI.)
Lemonn.... (J.), 58 ans. Hospice de Bicètre, Service de M. le professeur Debove. | :
Jamais de maladie vénérienne.
Début de la maladie en 1872, par une rétention d'urine. Il ne parvenait, avec de grands efforts, qu’à pisser goutte à goutte.
Il entre à l’hôpital Saint-Antoine où on le sonde (1800 gr. d'urine la première fois); il sort de l'hôpital au bout de six jours.
C'est quinze jours après ce début qu’il sentit les premières douleurs fulgurantes dans les membres inférieurs : plus tard survient l’incoordination des mouvements. :
Pendant les deux années qui suivent, la miction reste pénible, et il se produit de la cystite. Puisles symptômes ataxi-
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ques semblent s’amender pendant quelque temps, mais le malade laisse souvent échapper ses urines.
La marche étant devenue presque impossible, il entre à Lariboisière où onle sonde, et on trouve beaucoup d'urine dès la première fois.
Transféré à Laënnec, on continue à le sonder une fois par vingt-quatre heures, et on lui fait des lavages de la vessie. Il lui arrive souvent d’uriner par regorgement en attendant l'heure du cathétérisme. Depuis qu’il est à Bicètre, il a appris à se sonder lui-même avec une sonde molle en caoutchouc. Il se sonde environ cinq fois en vingt-quaire heures,
Il sent très bien le besoin, il sent fort bien aussi le passage de la sonde sur tout son trajet, il se sonde devant moiet peut indiquer chaque point de l’urèthre où arrive l'extrémité de la sonde. Il a cependant un: anesthésie assez marquée des membres inférieurs.
L’urine est un peu trouble, sans odeur ammoniacale. Constipation opiniâtre.