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CHAPITRE IV PATHOLOGIE COMPARÉE

La lithiase biliaire est beaucoup moins fréquente chez les animaux que chez l'homme. Elle n’estguère étudiée que chez les animaux domestiques. Il est exceptionnel que cette affection se manifeste pendant la vie par des coliques calculeuses. Ce n'est guère que chez le bœuf et le chien qu'on arrive à diagnostiquer les coliques hépatiques caractérisées.

Tous les auteurs qui ont étudié la question, reconnaissent que les bovidés sont l'espèce la plus frappée par la lithiase biliaire. Le cheval est considéré comme fréquemment atteint par Huryra et Marcx, rarement par CapÉAc, par FRIEDBERGER et FRôHMER. Tandis que le chien viendrait en deuxième ligne par ordre de fréquence pour ces derniers, il ne présenterait que rarement des calculs d'après Huryra et Marck.

On rencontre quelquefois des calculs chez le porc, le mouton et le chat. Kirr a trouvé une fois un calcul de la vésicule chez la poule. Quant aux petits animaux de laboratoire : lapins, cobayes, les auteurs vétérinaires classiques n’en parlent pas.

Sur 35 autopsies de lapins et 67 autopsies de cobayes que nous avons pratiquées en examinant les voies bi-

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liaires et la vésicule, nous n'avons jamais trouvé aucun calcul ni même aucune concrétion visible à l'œil nu. Aussi l'opinion de CapÉéac qui fait dans une certaine mesure dépendre la formation de calculs biliaires de la présence d'une vésicule biliaire nous parait-elle devoir entraîner de sérieuses restrictions.

Les causes générales de la lithiase biliaire se rapprochent de celles qu’on observe chez l’homme. On a noté la fréquence de calculs chez les animaux âgés, chezles sédentaires : chevaux gardés longtemps à l'écurie par exemple, chez les animaux obèses suralimentés. Quant aux calculs eux-mêmes, ils présentent un aspect différent suivant les espèces.

Chez le cheval, les calculs biliaires se présentent sous des aspects très variés : il y en a de verts plus ou moins foncés, de blanchâtres, de jaunâtres, de brun-jaunâtres et leurs diverses couches peuvent même présenter des colorations différentes.

Leur forme est ovalaire, ramifiée, cylindrique, cubique quand ils sont multiples. Parfois on observe des cylindres tubulés de l’épaisseur du doigt, incrustés sur la paroi du canal biliaire et remplis à leur intérieur d’une bile épaissie par des grumeaux.

Leur surface est tantôt unie ou irrégulière, tantôt lisse ou raboteuse, tantôt crevassée (calculs müriformes). Ces calculs sont parfois taillés à facettes par suite de leur pression réciproque. Ces sortes de cubes quelquefois bien réguliers peuvent ressembler à des dés à jouer (JABELOT).

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La consistance des cholélithes est très faible. Leur densité n’est que de 1,23. Il est facile de les écraser entre les doigts et plongés dans de l’eau, ils surnagent quand ils sont desséchés.

Ils sont parfois très nombreux et d’un volume considérable. BrrNBAUM en a trouvé 400 de la grosseur d’un pois; KÔHNE en a compté 100 chez un cheval mort de pneumonie el dont le foie calcifié rempli de tubercules pisiformes pesait 25 livres. Di£ckERHOrr en a observé plusieurs fois 3 à 5 de la grosseur d’une noisette. On en a signalé de la grosseur d’une pomme. Ricar en a recueilli 90 dans les canaux hépatiques et le cholédoque d’un vieux cheval.

Leur poids peut atteindre 107 grammes (Dupuy et Prince) ; 320 grammes (BourGo). Ils ont ordinairement la grosseur d’une tête d’épingle ou d’un pois.

FuRSTENBERG a vu d’après ses analyses que ces calculs se composent de chaux, de mucus, de graisse, des matières colorantes de la bile. Ils sont constitués en somme par tous les principes de la boue biliaire.

Si on fait une coupe d’un calcul biliaire de cheval, on peut y reconnaître des alvéoles vides ou remplis de graisse saponifiée. Au centre, on trouve un noyau brun ou noirâtre renfermant des cellales épithéliales, des microbes, des fragments de parasites, le plus souvent un fragment de distome. A la périphérie, trois couches concentriques d’inégale épaisseur ; la cholestérine forme à la surface du noyau central une couche mince; elle

est recouverte elle-même à son tour d’une couche pig-

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