‹ Pathogénie de la lithiasie biliaireChapitre 35 sur 59 · Bilenonfiltréeavec · texte numérisé non relu

Bilenonfiltréeavec

produits de desquamation épithéliale.

Bile deux fois filtrée.

Bile filtrée additionnée de blanc d'œuf.

Bile filtrée.

Bile filtrée.

.— Bilenonfiltréeavec

râclure d'épithélium Bile filtrée 2 fois.

Bile filtrée 2 fois additionnée de liquide d’ascite.

Bile filtrée.

.— Bilenonfiltréeavec

râclure d’épithélium Bile filtrée.

.— Bilenon filtréeavec

râclure d’épithélium

Bile 2 fois filtrée.

.— Bilenonfiltrée avec

râclure d’épithélium Bile filtrée plus liquide d'ascite.

Bile filtrée.

Stérilisation par chauffage fractionné à 59.

Pas de concrétions dans la bile fraîche ni stérilisée.

Choles- Jours térine

Cultures

Stérile Stérile

Stérile Coli-bacille

Pyocyanique

Stérile Pyocyanique

Stérile Stérile

Coli-bacille

Coli-bacille

Coli-bacille

Coli-bacille Coli-bacille

4= arr

Observations |!

| Ensemencée3 jours avant l'épreuve avec coli-bacille.

id. avec pyocyan,

FL

Ensemencement 7 jours avant. «

Additionné de coli.

Additionné de coli.

An

Choles-

térine

Cultures

Stérile Stérile

Stérile Coli-bacille

Stérile Stérile

Stérile Pyocyanique

Stérile Stérile

Coli-bacille

Coli-bacille

Coli-bacille

Coli-bacille Coli-bacille

Observations

Nombreux cristaux de cholestérine en tablettes et en aiguilles. Cristaux isolés.

Cristaux isolés.

Très rares cristaux isolés.

Très nombreux cristaux.

Bile très aqueuse.

Grande quantité de cristaux.

Quelques cristaux en tablettes, masses amorphes, buissons d’aiguilles.

Très nombreux cristaux.

Très rares cristaux isolés.

Contenu des tubes.

— Bile et sérum physiologique en parties égales :

6c.c.non filtré plus

1,5c.c. d'acide formique à 0,025 °, .

6 c. c. filtré plus 1,5 c.c. d'acide formique à 0,025 2/0.

6 c. c. filtré plus 1,5c.c. d'acide formique à 0,025 °/, plus blanc d'œuf.

ann Lt

Jours.

— Bile et bouillon!

en parties égales filtrés plus1,5 c.e. acide formique à 0,025 °/,.

Filtré plus 1,5 c. c.

d'acide formique à 0,025 0).

Filtré — bouilli — plus 1,5 c. c. d'acide formique à 0,025 0.

Cholestérine.

Cultures.

Stérile

Stérile

Observations.

Stérile

Stérile

Stérile

léger précipité + 1c.c. acide formique.

clair + 1 c.c. acide formique.

clair j + 1c.c. acide formique.

Do

mes Choleslérine. Cultures. Observations.

Stérile Dépôt plus abondant — Stérile Faible précipité — Stérile Clair

ras

Les expériences de 1 à 6 portent sur des tubes contenant de 5 à 6 centimètres cubes de liquide. Après ensemencement, les tubes sont remis à l’étuve à 37° et encapuchonnés pour éviter l’évaporation qui est considérable sans cette précaution.

Les microbes ensemencés dans cette première série de recherches furent :

Le bacille typhique, le bactérium-coli, le staphylocoque doré, le streptocoque long, la sareina flava.

Dans presque tous les tubes ensemencés avec du bacille typhique et du coli-bacille et presque uniquement dans ceux-là, on trouva un vrai dépôt de cholestérine. Chaque fois qu’un tube présentait un précipité, on ensemençait une goutte en milieu ordinaire pour s’assurer de la nature et de la pureté de la culture.

Une deuxième série d'expériences (7 et 8) porta sur des quantités de 20 centimètres cubes de mélange bile et bouillon. |

À noter que dans les tubes ensemencés avec du paratyphique À, la culture se développe très rapidement et meurt également vite. Les bacilles morts tombent au fond du tube. On trouve également dans ces tubes de grosses gouttelettes d'apparence graisseuse bi-réfringentes. Remarquons aussi la formation de cristaux de cholestérine dans le tube témoin après un séjour prolongé à l'étuve.

Dans un tube ensemencé avec du proteus, on a trouvé un véritable calcul de cholestérine long de 1 millimètre, large de 3/4 de millimètre environ.

Dans une troisième série d'expériences (9 et 10), la

Le cs

hop me

bile n’est plus portée à l’ébullition; elle est stérilisée par chauffage prolongé à 59° à plusieurs reprises. Les résultats sont analogues aux précédents. La cholestérine se dépose en gouttelettes bi-réfringentes, en cristaux et en amas de cristaux.

Les expériences suivantes ont porté sur dela bile pure filtrée et non filtrée. Les concrétions proprement dites s'observent rarement dans ces conditions, mais au bout d’un certain temps, dans tous les tubes de bile non filtrée, on trouve des dépôts de cristaux de cholestérine qui n'ont pas de tendance à s'unir pour former des concrétions.

L'importance des produits épithéliaux pour la formation des calculs de cholestérine a été étudiée en prenant de la bile pure non filtrée et en l’additionnant d'épithélium obtenu en râclant la muqueuse de la vésicule biliaire d’où provenait la bile.

Pour augmenter la teneur du milieu en albumine, on l’a additionné de blane d'œuf ou de liquide d’ascite. D’après les résultats des expériences 14 à 18, on voit que ces deux facteurs, épithélium et albumine étrangers n’ont pas, d'importance; les tübes se comportent comme ceux que nous avons étudiés précédemment.

Si on ensemence ces tubes à résultat négatif avec du coli-bacille ou du pyocyanique, on amène la précipitation. Ce sont donc bien les microbes eux-mêmes qui agissent.

Pour vérifier l’assertion de Kramer et autres d’après laquelle ce serait la transformation acide du milieu qui amènerait la précipitation de la cholestérine dans la

bile sous l'influence de microbes du groupe coli-bacille et bacille typhique, BacmErister a étudié l’action, de l'acide formique. Il a vu qu’à dose forte l’acide formique précipite en bloc la cholestérine en masses amorphes; jamais il n'y a formation de cristaux.

Par contre, en employant des taux faibles, par exemple une solution à 0,025 p. 100, on produit un louche immédiat, mais le liquide redevient clair par agitation.

D'après ces expériences très minutieusement faites, on arrive aux déductions suivantes :

1° Plusieurs espèces microbiennes, surtout le colibacille, le bacille typhique, le pyocyanique et le proteus amènent én pitro la précipitation de cholestérine dans la bile. |

2° La bile stérile conservée longtemps à l’étuve abandonne en partie sa cholestérine sous forme de masses amorphes et de cristaux.

30 La présence d’albumine, la saponification artificielle du milieu sont sans importance pour la précipitation de la cholestérine.

4 La présence d'épithélium vésiculaire, même à l’état de traces, favorise la précipitation.

DuüurANTON a fait des recherches analogues à celles de BACMEISTER avec des microbes anaérobies. Voici le résumé de ses résultats :

4 jour | 6° jour | 42° jour 5e j °jour | Cut j og jo 16° jour | 20° jour nee Télanos |Trouble | Léger Dépôt Pas de | Quelques | Posimarqué.| dépôt. | abondant | cholesté- | cristaux | tive. pas de rine. |de cholescholesté- térine.

rine.

Vibrion |Trouble | Pas de | Pas de Pas de Pas de | Posiseptique |marqué.| dépôt. | cholesté- | cholesté- | cholesté- | tive. rine. rine. rine.

Putrificus! Léger | Dépôt | Pas de Pas de | Quelques | Posidépôt. | abon- | cholesté- | cholesté- | fins cris- | tive. dant. rine. rine. taux de | cholestérine.

EE Perfrin- | Très gens léger 0 0 0 0 0 trouble. | . r 0 . . . . | .

Coli-ba- | Culture | Préci- | Précipité | Précipité | Cholesté- | Posicille abon- pité | marqué. |abondant.|rine; eris-| tive. dante. | léger. ù laux assez nombreux 1 | Pyocya- | Léger | Préci- | Précipité | Cholesté-| Cholesté-| Posinique |trouble.| pité lirèsléger.| rine. |rine; gros| tive. léger. cristaux très peu nombreux

Duranron a constaté, en dosant minutieusement l’al-

calinité de ces milieux au moment de l’ensemencement

et après la précipitation, qu’en aucun cas la prolifération

microbienne ne rendait les milieux acides; tout au plus

trouve-t-on une très légère diminution de l’alcalinité normale lorsque les cultures de bacille typhique sont très abondantes. Aucontraire, par le pyocyanique, l’alcalinité est augmentée. EL pourtant, c’est un des microbes qui amène une des précipitations de cholestérine les plus abondantes parmi ces expériences.

Enfin, il est intéressant d'étudier le rôle des toxines microbiennes vis-à-vis de la solubilité de la cholestérine. Des expériences en ce sens ont été entreprises par DuraNToN qui a étudié les toxines diphtérique, tétanique, typhique et coli-bacillaire. Ses résultats n’ont pas été très concluants et dans les cas où il y a eu des cristaux de cholestérine, ceux-ci ontété très peu nombreux et très petits, analogues à ceux qu'on trouve dans une bile abandonnée longtemps à elle-même.

Nous-même avons entrepris un certain nombre de recherches à l'aide de différentes substances vis-à-vis d’une émulsion colloïdale stable de cholestérine dans l’eau, émulsion dosée environ à 5 p. 1000. Nous en avons donné plus haut le mode de préparation.

Nous avons vu qu'en ajoutant à une quantité donnée de cholestérine du sérum d’homme chauffé ou non chauffé, on arrivait à avoir une précipitation de cholestérine après 24 heures d’étuve, iorsque la dose de sérum égale la moitié de la dose d’émulsion de cholestérine. À partir de quantités de sérum égalant une fois et demie les quantités d'émulsion de cholestérine employées, la cholestérine ne se précipite plus. Il ne semble pas qu'il y ait dans ces cas d’abord précipitation de cholestérine et dissolution dans un excès desérum, car à aucun moment

la cholestérine n'est précipitée dans cestubes. De plus lorsqu'on ajoute des quantités même très considérables de sérum aux tubes où la cholestérine s’est déjà précipitée on n'arrive jamais à redissoudre la cholestérine. La cholestérine, une fois précipitée, demeure précipitée.

La question de dose pour amener le changement d'état de la cholestérine en suspension dans un liquide nous paraît extrêmement importante.

Exner et HEYrowsky ont recherché l’action des microbes sur les substances qui maintiennent la cholestérine en suspension dans la bile. Ils ont ainsi vu sous l'influence de cultures varier la teneur de la bile en sels biliaires.

La prolifération microbienne dans la bile précipite les sels biliaires.

La technique est la suivante

On fait des solutions de 1/2 à 1 p. 100 de sels biliaires dans du bouillon. L'ensemble est stérilisé, divisé en ballons de 100centimètres cubes ; ceux-cisontensemencés avec divers microbes. Après 5 à 6 jours, on pratique des prélèvements pour faire un dosage quantitatif des sels biliaires restés en solution.

On alcalinise par de l'ammoniaque.

On précipite par l’acétate de plomb; le précipité est recueilli sur filtre, lavé et séché. On l’épuise par l'alcool sur l'appareil de Soxhlet; l'extrait aicoolique est traité par le bicarbonate de soude et évaporé au bain-marie. Le reliquat est bouilli plusieurs fois dans l'alcool. La solution alcoolique filtrée est évaporée au bain-marie.

Les sels biliaires sont extraits par l’éther. Par refroidissement, il se forme un dépôt cristallin qui est séché

et pesé et considéré comme formé de sels biliaires.

Les recherches ont porté sur les sels biliaires d'homme et de bœuf, puis sur du taurocholate et du glycocholate de soude tels qu'on les trouve dans le commerce.

Les microbes employés ont été les suivants :

Coli-bacille extrait de vésicule lithiasique. Bacille d’Eberth.

Bacille de Friedlander.

Proteus.

Streptocoque long. :

Staphylocoque doré.

Voici les quantités de sels biliaires pour 100 vérifiées dans les ballons après 5 jours d’étuve.

Le ballon au début contenait 1,35 grammes de sels biliaires et 3,65 grammes de taurocholate de soude.

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