‹ Pathogénie des hémidèmes chez les hémiplégiquesChapitre 11 sur 20 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(Hémiædème nerveux pur) Parhon et Goldstein

T. I... 50 ans, vient à l’hôpital le 8 avril 1899, avec une hémiplégie gauche et quelques symptômes de paralysie pseudo-bulbaire. Rien d’important dans ses antécédents héréditaires. Le malade nie la syphilis et l’alcoolisme. Six mois avant son entrée à l’hôpital, et à la suite d’un ictus, la malade est atteinte d’hémiplégie droite ; mais elle se remet assez vite et guérit presque complètement.

Le 9 mars, nouvel ictus, à la suite duquel s’établit une: hémiplégie gauche accompagnée de troubles de la déglutition et de la parole, avec tendance au rire et au pleurer spasmodique.

Le 8 avril, date de son entrée à l’hôpital, on trouve, à la face, une légère parésie du côté gauche. Les traits de ce côté de la figure sont moins accentués que ceux du côté opposé. Le membre supérieur droit peut prendre toutes les positions, mais l’extension complète de l’avant-bras sur le bras est impossible. Le membre supérieur gauche reste dans l’attitude suivante : le bras est éloigné du corps, l’avant-bras en flexion et en pronation, la main et les doigts fléchis. Le membre inférieur droit est normal, sauf une légère attitude du pied en varus équin ; le gauche est en extension et rotation externe, le pied en extension, mais moins que du côté droit, Les membres paralysés (côté gauche) présentent un commencement d’atrophie musculaire. La région fessière est le siège d’une grande

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