Labadie-Lagravc. Art. cité, p
d'autres observateurs '. On trouve tantôt la sLéatose des épithéliums, tantôt des abcès du rein, tantôt la néphrite interstitielle, plus souvent la néphrite parenchymateuse, plus fréquemment encore l'hypertrophie simple du rein et enfin des lésions spéciales, plus particulièrement en rapport avec le diabète', et dont je parlerai tout à l'heure.
Les abcès sont très rares (Rayer, Griesinger, Leudet). On les a attribués à la fois à la cachexie et à la stimulation incessante du tissu rénal par la sécrétion exagérée d'une urine sucrée. Claude Bernard a observé que les injections sucrées dans les veines pouvaient déterminer chez les lapins des abcès du rein. C'est également la cachexie qu'on a mise en cause dans la production de la stéatose épithéliale.
Relativement aux néphrites, la pathogénie est beaucoup plus complexe. La néphrite interstitielle est assez rare et coïncide généralement avec l'artério-sclérose; la néphrite parenchymateuse est plus commune. Plusieurs facteurs concourent évidemment au développement de ces néphrites, comme le dit très bien M. Straus. Le fonctionnement exagéré du rein, la polym^ie, l'action de l'urine sucrée sur l'épithélium, l'influence même de la glycémie sur les vaisseaux de l'organe, sont autant de conditions dont il faut tenir compte pour expliquer la genèse des lésions rénales dans le diabète. Et si l'on réfléchit que le diabète sucré luimême n'est que la manifestation d'un état morbide supérieur et préexistant, d'un trouble et d'un ralentissement de la nutrition, suivant la doctrine de M. le professeur Bouchard, on en arrive à conclure que la diathèse dont le