Inglessis. Thèse de Paris
2. J. Straus. Lésions du rein dans le diabète nicré, ia Arch. de vhusiol. «cpternbre 1885.
«2 PATHOGÉiNlE DES NÉPHKITES.
diabète fait partie n'est pas non plus sans influence sur les altérations du rein. Le processus pathogénique de ces altérations rénales, de ces néphrites, est donc avant tout sous la dépendance d'un trouble préalable de la nutrition.
La suractivité de l'organe entre surtout en cause dans l'hypertrophie simple du rein. Cette hypertrophie n'est pas seulement une augmentation de volume totale du rein; elle porte particulièrement aussi sur les éléments sécréteurs, sur les cellules épithéliales des tubes contournés. Ces épithéliums subissent un accroissement notable, sans dégénérescence; leur modification consiste dans une véritable hypertrophie cellulaire, sans désintégration du protaplasma (Cornil et Brault, Inglessis). Cette hypertrophie, ainsi que ses caractères et son siège dans la substance corticale ou sécrétante l'indiquent suffisamment, est donc une hypertrophie fonctionnelle; et, ce qui le prouve encore, c'est que l'hypertrophie du rein ne se rencontre pas chez les diabétiques non polyuriques, tandis qu'on la trouve ordinairement dans les polyuries simples sans glycosurie (Claude Bernard, Cruveilhier^).
La fréquence et la multiplicité de toutes ces lésions rénales dans le diabète indiquent bien qu'il doit y avoir, entre celui-ci et celles-là, une relation de cause à effet. La subordination des altérations du rein au diabète lui-même est encore plus probable pour d'autres lésions spéciales, dont l'exposé très complet se trouve dans le mémoire de M. Straus. <
Ces lésions sont désignées par M. Straus sous les noms de lésion d'EbsLein, et lésion d'Armanni-Ehrlich. ,