Lépine. Notes addit. au traite de Bartels p
Weissgerber und Péris. Arch. fur experiment. Palhol. und Pharmak, Bd. VI, 1876, p. 113.
Sur la formation des cylindres, voir Lépine, Revue critique, in Revue de médecine, décembre 1882.
PATHOGÉNIE DES NÉPHRITES. ill
faction des cellules épithéliales de la capsule glomérulaire; les canalicules urinifères dilatés par des cylindres hyalins, granuleux ou granule-graisseux, ou par des amas de globules sanguins altérés ; les cellules des tubes aplaties, uniformément pâles, quelques-unes en voie de dégénérescence graisseuse. A ce degré, les tubes urinifères sont simplement écartés les uns des autres par l'exsudat; il n'y a aucune trace de prolifération du tissu conjonctif interstitiel. Mais, si l'on attend plus longtemps avant de sacrifier l'animal (au bout d'un mois environ), on trouve au contraire des lésions de sclérose très avancées. Le tissu interstitiel est très épaissi, fasciculé, et la paroi propre des tubes, très épaissie également, se confond avec le tissu conjonctif ambiant. En même temps, toutes les cellules épithéliales ont subi la régression nucléaire.
En somme, on voit que l'oblitération incomplète de la veine rénale a pour conséquence la production d'une néphrite secondaire, portant à la fois sur les épithéliums du rein et sur le tissu interstitiel, néphrite analogue au rein cardiaque. Quelles que soient les différences pathogéniques qui distinguent ces lésions expérimentales des altérations déterminées, en pathologie humaine, par la stase veineuse rénale d'origine cardiaque, les deux ordres de faits sont néanmoins comparables, puisqu'il s'agit dans les deux cas de lésions produites par des troubles mécaniques*.